Club du livre

Poésies primées lors du concours 2011

Pour lire les différents poèmes primés dans les catégories CM2, collège et adultes, vous pouvez ouvrir le fichier joint.

Nominés au concours de poésie

Soirée lecture du 7 janvier 2011

                                             

                                                 COMPTE RENDU DE LA REUNION DU CLUB DU LIVRE DU 7 JANVIER 2011

 

                                                    

Sont excusées : Marie- Antoinette, Edmée, Michelle, Yvonne, Jean-Claude.

Une nouvelle amie lectrice, Nanou Guillon, participe pour à notre réunion présidée par Corinne.

Chantal et Pierre nous accueillent chaleureusement chez eux.

Le débat au sujet d’une journée poésie suscite beaucoup de réactions, certaines favorables, d’autres non.

     Philippe se propose d’élaborer un projet en démarchant les écoles et collèges de La Tour, de Vaugines et Cabrières, de La Bastide des Jourdans. Il  demande de l’aide pour ces prospections.Comme l’an passé, le concours serait ouvert aux adultes. Le thème de la nature a été suggéré par Philippe     et  Michèle nous a trouvé un bel intitulé « Poésie sous le Chêne ». Philippe pense que le Samedi 25 juin -avant le début des vacances- peut être plus favorable pour motiver et rassembler plus de participants.Robert pense qu’on pourrait d’abord essayer de « réveiller » Grambois en instaurant une sorte de petite    publication sur la poésie et la littérature pour sensibiliser tous les Gramboisiens. Corinne relève que l’organisation pesante d’une telle manifestation ne peut être assumée par seulement 3 ou 4 personnes : il faudrait que tout le club participe. La polémique fait rage pendant quelques instants et nous restons sur les propositions de Philippe qui va avancer le projet avant que le club prenne la décision de cette manifestation.

Wendy a présenté La Maison de la Mosquée de Kader Adbolah traduit du néerlandais et paru chez Gallimard en 2008  475p  23€50

 

 

    L’auteur Kader Abdolah est Iranien. En 1988, pendant la révolution, il a obtenu l’asile politique aux Pays-Bas. Auteur néerlandais, sa langue   d’adoption, il jouit d’une grande popularité aux Pays-Bas et tient notamment une chronique dans le quotidien « De Volkrant » qui correspond au «   Monde ». Ceci est son 4ème livre. Il a d’abord publié 2 livres en persan et a travaillé comme journaliste dans un journal d’opposition en Iran.

L’histoire : vaste demeure séculaire attenante à la mosquée de la ville, la maison des « cousins, Aga Dan, le riche marchand de tapis et chef du bazar, Alsabéri, l’imam, et Aga Shodja, le muezzin, symbolise l’harmonie de la société persane reposant sur un islam modéré et sur une socle de mythes et de récits millénaires empreints de sagesse. Mais lorsque l’Iran se transforme en un guêpier de valeurs américaines, intégristes et communistes, la maison est bientôt gagnée par ce désordre nouveau. En effet, tout change quand, à la mort d’Alsabéri, son gendre Galgal occupe la charge d’imam vacante. Adoptant aussitôt une attitude arrogante, il enferme sa femme, propage un islam intolérant et poussent les fidèles de la mosquée à faire sauter le cinéma de la ville qui doit être inauguré par l’épouse du Shah. Puis il devient le bras droit de Khomeyni et contribue à l’implantation du nouveau régime à grand renforts d’exécutions. S’il condamne les dérives du fanatisme, ce roman sur les errements de l’Iran au XXème siècle ne néglige aucune des multiples facettes de ce pays, et, à travers d’innombrables personnages, témoigne tout autant d’une société attachée à son histoire, à sa culture, à un islam modéré et sage, une société vivante et moderne. Ceci est une grande fresque romanesque à la fois politique et d’une force poétique indéniable.

Le témoignage de Wendy : « Pendant mes études à l’école de journalisme, entre 1976 et 1979, j’avais comme voisin de cours, un jeune Iranien, Aga Etamaad, dont le père était ambassadeur de Perse à La Haye. L’Iran lui manquait beaucoup ; il m’a souvent raconté son pays si beau et la liberté accordée aux femmes. Sa famille n’était pas très religieuse. Je lui posais toujours la même question : « et la police secrète du Shah ? Et que se passe-t-il dans les campagnes ? Pourquoi Farah Diba n’est-elle populaire que dans les grandes villes ? ». Il ne pouvait pas me donner la bonne réponse car sa famille était naturellement très privilégiée dans le milieu diplomatique. Il me disait que j’avais une mauvaise idée du Coran dont la poésie est remarquable. A la lecture de ce livre, j’ai peu à peu compris ce que Aga voulait dire d’autant que le roman est basé sur des évènements historiques. L’auteur nous raconte en effet simplement la vie d’une famille avant et pendant la révolution. Pour moi, tout était enfin en place. Car après la chute du shah en 1979, Khomeyni a rappelé tous les ambassadeurs à Téhéran. Aga et sa famille ont obéi, malgré l’avis du gouvernement hollandais et on n’en a plus parlé… Le Corps Diplomatique Hollandais a essayé de retrouver la trace de la famille de mon ami pour leur accorder l’asile politique mais sans résultat, ils ont été exécutés. Maintenant je comprends ce qui s’est passé. Le père travaillait pour le Shah et la famille était connue pour n’être pas très religieuse. Les têtes sont donc tombées, comme toutes les autres, sans procès. »

Mireille nous présente un livre de philosophie Que suis-je et si je suis, combien ? Voyage en philosophie de Richard David Precht traduit de l’ allemand chez Belfond 2010  21€50

  

 

    Un livre phénomène, vendu à plus d’un million d’ex. en Allemagne. A la fois drôle et érudite, divertissante et cultivée, une extraordinaire initiation à la philosophie, ou comment un jeune et brillant philosophe allemand dépoussière les classiques. De Descartes à Freud en passant par Star Trek et les Monty Python, jamais vous n’auriez imaginé si réjouissante approche de la philosophie.

Inspiré des trois questions kantiennes (que puis-je savoir ? que dois-je faire ? que m’est-il permis d’espérer ?), cet essai est une invitation à réfléchir par soi-même en revisitant les notions fondamentales que sont la vérité, la connaissance, la mémoire, la religion, la justice ou le bonheur. Mêlant les disciplines, ajoutant anecdotes personnelles et références inattendues, l’auteur nous guide avec esprit à travers le continent du savoir, à la découverte de nous-mêmes. Chemin faisant, il convoque aussi bien Nietzsche, Schopenhauer ou Darwin que Louis Armstrong, nous entraîne dans les îles grecques pour évoquer Socrate, cite les Beatles pour parler d’anthropologie ou Tolstoï pour nous initier au sens de la vie. Un voyage aussi enrichissant qu’amusant.

Mireille a lu aussi La carte ou le territoire de Michel Houellebecq chez Flammarion Goncourt  2010  22€

 

 

  

   Le livre est divisé en trois parties

1ère partie : Elle tourne essentiellement autour de l’exposition de Ted Martin à partir de photographies de cartes Michelin -qui lui semblent plus parlantes que les photos qu’il avait prises des mêmes sites- et de ses amours avec Olga, belle Russe travaillant pour Michelin. Celle-ci disparaît du paysage en partant pour Moscou en cette fin de 1ère partie.

2ème partie : Ted décide de faire une nouvelle exposition. Cette fois-ci il s’agit de peinture. Ted représente des personnages dans l’exercice de leur métier. La « Série des métiers » va rendre Ted très riche. L’exposition est parrainée par …Michel Houellebecq et cette partie est essentiellement consacrée aux rapports entre Ted et Michel Houellebecq.

3ème partie : C’est peut-être la plus intéressante ; elle relate la mort du père de Ted qui décide de se faire euthanasier et l’assassinat de Michel Houellebecq. La tête de MH et la tête de son chien sont déposées sur des meubles et des lambeaux de chair et des morceaux d’os déposés autour forment un décor sinistre. Ted va être interrogé par la police et donne 2 indices : la disposition du corps fait penser au peintre Jackson Pollock et le tableau que Ted a offert à M.H. écrivain cote 90 000€ a disparu. Le meurtre sera finalement élucidé par hasard.

Le livre se lit facilement mais dixit Mireille, « je ne comprends pas son intérêt. » Dès la page 23, M.H. parle déjà de lui et les 2 dernières parties lui ont presque entièrement consacrées. Le roman est persillé de réflexions « vaches » sur des gens connus et plus étrange, il y a des digressions techniques sur les mouches notamment…

Mireille demande la controverse et nous attendons d’autres commentaires.

Philippe revient sur Sœur Emmanuelle Confessions d’une religieuse chez Flammarion 2008 414p 20€

 

 

   Avant-propos : « A l’heure où ces lignes seront publiées, j’aurai trouvé en Dieu une nouvelle naissance », écrivait Sœur Emmanuelle avant de quitter ce monde. Pendant près de 20 ans, Sœur Emmanuelle a rédigé un livre de mémoires, sur lequel elle travailla inlassablement, le reprenant, le corrigeant, l’amendant, afin qu’il exprime le plus exactement sa pensée, et ce jusqu’aux derniers mois de son existence.

« Les Confessions d’une religieuse » sont le livre le plus important qu’elle ait écrit : le premier, car elle l’a débuté avant tous les autres, alors même qu’elle était encore en Egypte ; et aussi le dernier parce qu’elle l’a voulu posthume, afin de dire des choses qu’elle n’avait jamais dites auparavant, par pudeur naturellement, mais aussi par souci de rester libre.

Biographie : (16 nov. 1908 – 20 oct. 2008) Femme de cœur et d’action, Madeleine Cinquin, dite Sœur Emmanuelle, s’est fait connaître en s’installant au Caire pour s’occuper de chiffonniers d’un bidonville. A 20 ans, la jeune Belge décide de rentrer au couvent et prononce ses vœux trois ans plus tard dans la congrégation de Notre-Dame-de-Sion. Son dévouement insatiable l’amène à devenir professeur de lettres et de philosophie en Egypte, Turquie et Tunisie. C’est en 1971, à l’âge de la retraire, qu’elle arrive enfin à réaliser son vœu le plus cher : partager la vie des exclus. Elle œuvre sans répit dans la misère quotidienne jusqu’à fonder, alors qu’elle a 74 ans, une association baptisée « Association Sœur Emmanuelle » (ASMAE) pour professionnaliser ses actions et assurer sa relève. Celle-ci aide aujourd’hui plus de 60.000 enfants du monde entier. Par sa générosité et sa tolérance, Sœur Emmanuelle sait remporter le soutien de nombreuses personnalités. Elle n’a jamais hésité à médiatiser ses révoltes à la télévision, même si son franc-parler dérange quelquefois. Elle n’imaginait pas vivre la chrétienté autrement que dans l’action.

Du même auteur :

- Chiffonnière avec les chiffonniers, Les éditons ouvrières, 1977.

- La Foi des chiffonniers, Le Livre ouvert, Mesnil-Saint-Loup, 1988.

- Le Paradis, c’est les autres, entretiens avec Marlène Tuininga, Flammarion, 1995.

- Jésus tel que je le connais, en collaboration avec Marlène Tuininga, Desclée de Brouwer-Flammarion, 1996.

- Yalla, en avant les jeunes !, en collaboration avec Françoise Huart, Calmann-Lévy, 1997.

- Richesse de la pauvreté, en collaboration avec Philippe Asso, Flammarion, 2001.

- Vivre, à quoi ça sert ?, en collaboration avec Philippe Asso, Flammarion, 2004.

Le livre :

Le livre relate plusieurs cheminements. Tout d’abord, c’est le cheminement d’une étudiante qu’elle prolonge jusqu’à la cinquantaine, elle obtient progressivement, quand elle le peut, de nombreux diplômes et licences en tous genres (latin, grec, lettres, philosophie,…) qui en font une femme très cultivée. Elle avoue une attirance toute particulière pour Pascal et notamment ses Pensées. C’est aussi, par conséquent, une vie d’enseignante qu’elle oriente vers la compassion, la réflexion sur les inégalités, etc.

C’est un cheminement au gré de rencontres d’hommes et de femmes religieux, mais aussi de laïcs, qui l’ont enrichie et ont nourri ses réflexions et déterminé ses choix.

En parallèle, le cheminement d’une religieuse en quête de Dieu. Un besoin de dénuement, une démarche d’humilité et de partage avec les plus pauvres pour pouvoir atteindre ce plus grand Amour.

C’est aussi un chemin de lutte, c’était une femme toute de feu, brûlant parfois tout sur son passage, avec une détermination inébranlable vers le but qu’elle avait décidé d’atteindre. Il faut inévitablement parler du bidonville du Caire vivant sur un immense tas d’ordures que la population exploite afin de survivre. Elle va amener grâce à des efforts inimaginables et une ténacité étonnante pendant plusieurs années, la recherche de financement (qu’elle avoue être la partie presque la plus facile) et en partageant la vie de ces pauvres à la construction d’une usine de compostage, à la scolarisation des enfants, à l’hygiène et à l’accès aux soins de santé, à l’émancipation des femmes en leur trouvant un travail, à la lutte contre la violence, l’alcoolisme, la prostitution et finalement à la dignité de ces personnes. C’est une aventure incroyable : « L’humanité monte en cordée. Celui qui est découragé, ne s’immobilise pourtant pas mais s’efforce d’avancer, tire et aide à monter bien d’autres avec lui ».

Mais ce qui m’a le plus touché, c’est le cheminement avant tout d’un être humain, une femme, avec de nombreux défauts, qu’elle confesse en toute simplicité et c’est un formidable message d’espoir pour tous : « J’étais obnubilée par le combat acharné contre mes défauts et comptais souvent sur mes propres efforts. Ce combat était dès lors perdu d’avance : on ne change pas de peau ! Je devais moins m’attarder sur moi-même pour me regarder, mais me raccrocher davantage à la miséricorde infinie de Dieu qui m’aime telle que je suis et me transforme dans cette relation d’amour. En un mot, compter sur Dieu et non sur moi » _ « Sentir n’est jamais mauvais, ma petite sœur, c’est consentir qui l’est » _ « Pour m’éviter tout orgueil, il m’a été mis une écharde dans ma chair… Trois fois, j’ai prié le Seigneur de l’écarter, mais il m’a déclaré : ma grâce te suffit, ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse. Je reste en effet persuadée que ce qu’on nomme « les péchés de chair » sont les moins graves aux yeux de Dieu » _ « Je veux, une dernière fois, confesser la foi en l’homme et la foi en Dieu qui ont soulevé toute ma vie. ».

C’est un livre facile à lire. J’ai été profondément touché par les premiers chapitres qui racontent sa vie d’enfant, d’adolescente, sa vie de religieuse, jusqu’au partage de sa vie avec les chiffonniers du Caire. Ce sont, pour moi, des réflexions humaines de doute, de choix, de parcours personnel, du besoin de donner un sens à sa vie, de partage, d’humilité,… Des réflexions qui peuvent être déconnectées de la religion et qui peuvent donc résonner en chacun d’entre nous et surtout que la quête du bien-être (le plus grand Amour) s’obtient par l’effort, le travail sur soi, le détournement de soi vers les autres, le don plus que l’envie, en un mot un formidable message d’espoir pour l’humanité.

Michèle nous présente L’origine de la violence de Fabrice Imbert Prix Orange 2009 Prix Renaudot Poche 2010 343p 6€95

 

 

  

   L'histoire : Lors d’un voyage scolaire en Allemagne, un jeune professeur découvre au camp de concentration de Buchenwald la photographie d’un détenu dont la ressemblance avec son propre père, Adrien, le stupéfie et ne cesse de l’obséder. Ce prisonnier David Wagner, est en fait son véritable grand-père. Peu à peu se met en place l’autre famille, la branche cassée, celle dont personne chez les Fabre n’évoque l’existence… Au cours de sa quête, le jeune homme comprend qu’en remontant à l’origine de la violence, c’est sa propre violence qu’on finit par rencontrer…Et c’est le destin croisé de ces deux familles, deux générations plus tôt, que l’auteur découvre au fur et à mesure que se poursuit son enquête. Lorsque l’ambitieux David Wagner rencontre le riche Marcel Fabre et sa femme Virginie, il tombe amoureux de Virginie et scelle à jamais son destin. L’auteur apprend par son grand-père Fabre, les terribles conséquences que la liaison entre David et Virginie entraîna, outre la naissance d’un « bâtard » -Adrien-, David sera déporté sur dénonciation du beau-père de Virginie, en 1941, bien avant les rafles de 42, histoire de se débarrasser d’un juif qui prétend déshonorer les Fabre, une famille de riches notables. Au cours de sa quête à travers la France et l’Allemagne, dans la nouvelle vie qu’il tâche d’inventer avec une Allemande qu’il vient de rencontrer, le jeune homme se rend compte qu’on ne se débarrasse pas si facilement du passé – ni du sien, ni de celui de sa famille.

Un livre salué par la critique mais écrit dans un style inégal, parfois tellement banal qu’il en devient navrant, malgré ses ambitions.

Isabelle a lu La voleuse de livres de Markus Zusak auteur Australien traduit de l’anglais paru chez Ed.OH !2007 19€90 528p

 

  

   Quand la mort vous raconte une histoire, vous avez tout intérêt à l’écouter. Une histoire émouvante où il est question « d’une fillette, de mots, d’un accordéoniste, d’Allemands fanatiques, d’un boxeur juif, et d’un certain nombre de vols». Une histoire racontée par un personnage peu commun : la Mort. Une narratrice dotée d’un humour noir, sarcastique, mais compatissante aussi. Témoin de la folie des hommes, tout lui semble perdu d’avance, sauf quand se distinguent des Allemands qui n’obéissent pas aux règles et des enfants rebelles.

L’histoire : Allemagne, 1939. La Mort est déjà à l’œuvre. Liesel Meminger et son jeune frère sont envoyés par leur mère dans une famille d’adoption, à l’abri, en dehors de Munich : le père de Liesel, communiste,  a été emprisonné, et Liesel a vu la peur d’un destin semblable se dessiner dans les yeux de sa mère. Sur la route, la Mort rôde autour des enfants, réussit à s’emparer du petit garçon mais c’est la petite fille qu’elle veut. Ce sera la première d’une longue série d’approches. Durant l’enterrement de son petit frère, Liesel ramasse un objet singulier pour elle quine sait pas lire, un livre, « Le Manuel du Fossoyeur », dont elle pressent qu’il sera son bien le plus précieux, peut-être sa protection. Commence alors entre elle et les mots une étrange histoire d’amour. Poussée par un incoercible besoin de comprendre ce qui se passe autour d’elle, Liesel, avec l’aide de Hans, son père adoptif, décide d’apprendre à lire. A mesure que l’histoire avance, la Mort s’empare de nombreuses vies mais Liesel et ses livres continuent à lui échapper.

L’auteur : Markus Zusak, 30 ans, est l’auteur de plusieurs livres, tous primés. The Guardian écrit « Déconcertant, intriguant, triomphant et tragique, c’est un roman à vous couper le souffle. »

Isabelle présente également Bouquiner de Annie François au Seuil 2000 198p 13€50

 

  

    Dis-moi comment tu lis, je te dirai qui tu es. Tel est le petit jeu, apparemment anodin, auquel se livre Anne François. Car le plaisir de lire est un plaisir sensuel autant qu’intellectuel. Des simples habitudes de lecture aux tics dans lesquels chacun se reconnaîtra, le bonheur de « bouquiner » est magnifiquement mis en lumière par une bibliovore passionnée, espiègle et tendre. Cette « autobibliographie » a été écrite par une auteure, « sans diplômes, sans titres, sans tambour ni trompette, » qui a passé trente années de sa vie professionnelle à lire dans diverses maisons d’édition. Une passion du livre qu’elle nous donne à partager, dans un présent éternel alors qu’elle nous a quittés en juin 2009. Annie François lit au lit, dans le métro, en marchant, seule à une table de restaurant, partout, sans cesse. Pour son travail, elle corrige, retranche, annote. Pour son plaisir, elle accumule, prête, emprunte, entasse, fait des piles, les renverse, pioche sans ordre ou lit l’intégrale d’un auteur aimé ou découvert par hasard, « un butinage effréné, entrecoupé de périodes monomaniaques ».

Le bouquin est au centre de ce volume extraordinaire, mais aussi ses rituels de lecture et de rangement, de prêt et de dons, le livre qui accompagne la vie professionnelle et les vacances. L’auteure dit comment elle offre des livres, avoue sa peur d’entrer dans une librairie, à la mesure du danger et de l’envie : « je n’y vais que lorsque j’ai un livre en tête. Même dans ce cas, je ressors avec au moins 3 livres. Sinon, comme le boulimique évite la devanture des pâtisseries, je me détourne de la vitrine des librairies pour éviter des fringales d’entraînement, les achats compulsifs qui ne feraient qu’augmenter l’immense pile d’attente qui vacille près du lit. »

Bouquiner est un livre magique, stimulant, un de ces bouquin avec lequel on fait corps, dans lequel on se reconnaît trop bien, que l’on aime lire et relire, offrir, recommander.

Question d’Arlette : quelqu’un parmi nous a-t-il (elle) lu Pourquoi lire ? l’essai de Charles Dantzig ? Il serait amusant de faire la comparaison entre les deux ouvrages. Dantzig procède par élimination, en soumettant la lecture à la question. Lit-on pour soi, pour les titres, pour le vice, ou pour la jouissance ?...Par amour, par haine (« celle des écrivains jaloux de leurs confrères et des critiques jaloux de tout le monde ») ? En avion, à la plage, à voix haute ?... Je ne saurais aller plus loin, car n’ayant lu ni l’un ni l’autre, je ne peux émettre une opinion. Peut-être qu’Isabelle fera un compte rendu du bouquin de Dantzig une prochaine fois.

Isabelle, la dévoreuse, nous présente sa 3ème lecture du mois La Terre des Mensonges de Anne B. Ragde Balland traduit du Norvégien 2009 370p 22€90

 

 

     L’histoire : après la mort de leur mère, trois frères que tout sépare se retrouvent dans la ferme familiale. Tor, l’ainé, se consacre à l’élevage de porcs, Margido dirige une entreprise de pompes funèbres et Erlend est décorateur de vitrines à Copenhague. Les retrouvailles s’annoncent mouvementées : la tension atteint son paroxysme lorsque la question de l’héritage amène le père de famille à révéler un terrible secret.

Ce roman est le premier d’une trilogie : le décor est planté, les portraits psychologiques des 3 frères sont passionnants. Toutefois, en réalité, à part la mort de la mère et les retrouvailles des garçons, il ne se passe rien de particulier dans ce roman ! C’est là le tour de force de l’auteure.

Le style : elle a su captiver le lecteur par son style, sa manière de décrire les situations, son sens du détail (mais pas trop), son sens du suspens aussi. Par une subtilité d’écriture dans les passages d’un personnage à un autre, l’auteur multiplie les points de vue et il faut parfois quelques secondes pour déterminer si le IL dont il est question est Margido, Erlend ou Tor

Voici un livre dans lequel vous trouverez :

Des cochons, beaucoup de cochons !

Un croque mort qui rêve de sauna,

Une licorne de verre,

Une moitié de dentier perdu,

Des peupliers témoins d’une époque,

Une jeune fille dont le cœur bat la chamade avant un rendez-vous amoureux,

Et beaucoup d’autres choses encore qui font de cette histoire un roman plein de charme et de tendresse.

La trilogie se poursuit par La ferme des Neshov et L’héritage impossible . A suivre donc cette auteure norvégienne traduite dans 15 langues, primée en Norvège, adaptée au théâtre et à l’écran.

Corinne nous dévoile son premier coup de cœur L’Italie si j’y suis de Philippe Fusaro La fosse aux ours 2010 174p 16

 

 

   L’histoire : Partir, fuir, réapprendre à vivre, loin. Une seule destination possible : l’Italie, le pays qui lui coule dans les veines sans savoir pourquoi. C’est l’été –il déteste l’été-, Sandro quitte sa femme et la France, part à l’aventure à bord d’une Alfa Romeo Guilietta Spider. Il se bâtit un personnage de fiction, chaussures blanches à la Bryan Ferry, lunettes noires à la Marcello Mastroianni. Il chante l’Italie de Christophe, pleure sur Lou Reed, songe à Ingrid Bergman et Monica Vitti, avale le temps et les kilomètres, dévore l’Italie toute entière, du cappuccino aux films de Rossellini, dont le mythique Voyage en Italie.

Du Nord au sud, de Turin à Palerme, il se défait de ses souvenirs douloureux. Perdu dans des villes dont les noms résonnent comme des poèmes ou des séquences de cinéma, Sandro admet son impuissance, met en sourdine ses échecs. L’Itaie, cette croqueuse d’histoires tristes, devient remède à l’amour. Son fils, Marino, qu’il a embarqué dans ce périple, le rappelle au monde, lui donne des leçons de tendresse. Comme le père, le gamin s’est construit un personnage de fiction, panoplie de chercheur d’étoiles, tenue incongrue de cosmonaute à le Youri Gagarine. Père et fils sont dans le même bateau, une solitude amère. Ils font route vers le Stromboli, son volcan furieux, ses plages noires, ses cendres d’où, parfois, renaissent des espoirs…

L’auteur : Fils d’immigrés des Pouilles, Philippe Fusaro a, comme son héros, l’Italie dans le sang. Il déjoue ici tous les clichés, ceux du roman d’amour, de la road-story, de la dolce vita. Il oscille avec un bel humour entre mélancolie et sensualité, rock et ciné, tubes et images, au fil d’un roman qui est comme une sérénade, une déclaration d’amour, à l’Italie.

Corinne présente son autre coup de cœur Sur les chemins de Ste Victoire de Jacqueline de Romilly Ed de Fallois 2002 188p 20€

 

 

   Jacqueline de Romilly habitait Le Tholonet et de sa maison elle avait une vue privilégiée de la Ste Victoire. Elle a l’art de nous faire partager sa passion. Les collines sont sur son domaine et elle dit « Je ne suis heureuse que là, et par elles ». Elle les connait par cœur tous ces chemins car elle les a arpentés au fil des années et elle en sait tout. Ayant perdu la vue mais toujours pleine de sa Montagne, elle a conservé un optimisme intact qui est une leçon : « La solitude, on peut aussi l’appeler liberté, il faut seulement, comme pour la liberté en général, savoir la vivre ou en vivre. »

Décédée le 18 décembre 2010 elle disait d’elle-même ne pas avoir eu la vie qu’elle souhaitait :

« Avoir été juive sous l’Occupation, finir seule, presque qu’aveugle, sans enfants et sans famille, est-ce vraiment sensationnel ? Mais ma vie de professeur a été, d’un bout à l’autre, celle que je souhaitais. »

Annie a aimé Terre des oublis de Duong Thu Huong traduit du vietnamien Sabine Wespieser 2006 29€  794p

 

 

    L’histoire : Alors qu’elle rentre d’une journée en forêt, Miên, une jeune femme du Hameau de la Montagne, situé en plein cœur du vietnam, se heurte un attroupement : l’homme qu’elle avait épousé 14 ans auparavant, dont la mort comme héros et martyr avait été annoncée depuis longtemps déjà, est revenu. Miên est remariée à un riche propriétaire terrien, Hoan, qu’elle aime et avec qui elle a un enfant. Bôn, le vétéran communiste, réclame sa femme. Sous la pression de la communauté, Miên, convaincue que là est son devoir, se résout à aller vivre avec son premier mari.

Ce livre est un hymne à la liberté, mais également un pamphlet violent contre la guerre, qu’elle soit passée ou à venir. Au début, il est difficile de s’immerger dans une culture complètement inconnue où le devoir se place devant la liberté et le choix. Si vous êtes femme, vous vous insurgez contre la tradition imposée par la communauté et vous vous révoltez en lieu et place de Miên qui, elle, se soumet. Elle tente désespérément de se réhabituer à un homme épousé très jeune, physiquement détruit par des années de combats et d’errance dans la jungle, mû par une seule obsession, engendrer un fils. La jeune femme, nuit après nuit, vit un calvaire. Elle ne peut pas oublier Hoan qui, résigné, a fui vers la ville où, malgré ses succès commerciaux, vit un enfer. Puis vous vous attachez à la vie de ce petit hameau ; mais la description bucolique laisse place à la guerre qui explose dans l’esprit des survivants comme Bôn, devenu égoïste et malade, pitoyable et pauvre. Comme antithèse, l’auteure crée le personnage de Hoan, trop gentil, trop poli, trop parfait qu’il en est presque irréel. Miên est belle, fière et peureuse, pathétique, perdue entre les traditions et l’amour. Et puis il y a l’héritage, l’enfant… Personne n’est parfait, la guerre n’a pas son pareil pour gâcher des vies.

Plongeant dans le passé de ces trois innocentes victimes, éclairant leurs destinées individuelles par l’évocation d’une société pétrie de principes moraux et politiques, convoquant leur quotidien dans une somptueuse description de sons, d’odeurs, et de couleurs, Duong Thu Huong donne véritablement corps à son pays.

Terre des oublis, grand roman de l’après-guerre du Vietnam, est un livre magistral. A lire absolument sans craindre l’indigestion d’un pavé de 800 pages.

L’auteure : Duong Thu Huong est née en 1947 au Vietnam. Militante, elle n’a cessé de défendre vigoureusement ses engagements démocratiques, au point d’être exclue du parti communiste en 1990, avant d’être arrêtée et emprisonnée sans procès. Aujourd’hui, elle vit en résidence surveillée à Hanoï. Son œuvre est publiée dans le monde entier : Terre des oublis est son 6ème livre publié en français.

Chantal nous présente Black Gloves Sur les traces d’Ulysse de Lucien Vassal Tacussel 2010 230p 14€

 

 

 

    Ce polar met en scène un archéologue, spécialiste de la Grèce Antique, devant remettre une pièce rare au Musée National d’Olympie et une mystérieuse jeune femme, Maria, au cours d’une croisière en Méditerranée « Sur les pas d’Ulysse ».

Chacune des étapes du voyage nous renvoie à l’errance d’Ulysse mais aussi aux errances de Maria, aux interrogations qu’elle suscite. La clé de l’énigme sera découverte à la fin du périple, à l’arrivée à Marseille.

Un moment de détente, sans plus.

Après le compte rendu touffu, et j’espère exhaustif, de cette soirée lecture, je ne me souviens plus si j’ai moi-même présenté un livre !!!!!!!!!!

 

Bref, nous avons terminé notre réunion en trinquant au Champagne autour de galettes, toutes meilleures les unes que les autres, dans la bonne humeur et le plaisir d’avoir partagé de bons moments de lecture.

Merci encore à Chantal et Pierre pour leur hospitalité.

Prêts de livres (je n’ai pas suivi tous les échanges) : un conseil, faites vous-mêmes les fiches de vos livres.

Isabelle : Terre des oublis (Arlette) ; Sœur Emmanuelle (Mireille)

Annie : Purge (Corinne)

Arlette : L’origine de la violence (Michèle)

Michèle : Bouquiner (Isabelle)

Je rappelle : Yvonne Le mec de la tombe d’à côté (Maryline) à mettre dans ma boîte aux lettres si tune viens pas à la prochaine réunion. Merci.

Prochaine réunion Vendredi 4 février à 18H30 chez Edmée qui apprécierait vivement de connaître le nombre de participants.

A vendredi

Toutes mes amitiés

Arlette

Soirée/lectures de Juillet 2010

COMPTE RENDU DE LA REUNION DU CLUB DU LIVRE DU 2 JUILLET 2010

 

 L’ordre du jour a d’abord été consacré à La Journée du Livre. Les différentes tâches ont été distribuées . Ainsi les 2 Arbres à Mots seront disposés l’un à l’Accueil de l’APLC, l’autre devant la maison de Marie-Antoinette. Tout le monde a écrit les dictons, les maximes, les proverbes, la plupart sur les femmes. Edmée nous a lu des dictons provençaux qu’elle a traduit.

La distribution des affiches et des programmes sera organisée par Henri avec la participation de volontaires qui se répartiront les secteurs.

La balade de poneys pour les enfants sera organisée par Chantal.

Les repas des exposants seront préparés par un traiteur d’Ansouis trouvé par Chantal. Le Café Dol préparera des assiettes pour les visiteurs si possible…

 

Marie-Antoinette Vayssettes présente son coup-de-cœur

 

 

 

 

 

 

Le Silence des Livres

De Georges Steiner Diffusion Seuil 13 euros traduit et paru dans larevue Esprit en 2005

Suivi de « Ce vice impuni » de M.Crépu

Voici une remarquable diatribe sur l’avenir du livre, la lecture fruit de l’écriture demeure irremplaçable. Le CD, le portable, les SMS, les e-mails ne remplaceront jamais l’émotion, la réflexion suscitées par la présence en main d’un livre lu en silence pénétrant l’esprit, le cœur, éveillant la conscience. Ne nous laissons pas dévorer par la société du spectacle (G.Debord).

Antigone vit toujours dans le cœur des rebelles, le petit Marcel, à la Recherche, au fond de son jardin lit, salue sa famille et retourne à son livre. Son œuvre « A la recherche du Temps perdu » prend aujourd’hui toute sa valeur. Les manuscrits de la Mer Morte à Qumrân nous livrent des textes de 700 ans avant Jésus-Christ du prophète Isaïe qui ont préfacé la Torah. Catulle, ce poète latin (87 av JC) demandait : « Cui domo lepidumnovum libellum ? » (Le don d’un nouveau livre est-il léger ?)

Georges Steiner souligne la permanence sans cesse menacée et la fragilité de l’écrit en s’intéressant paradoxalement à eux qui ont voulu -ou veulent- la fin du livre. Son éblouissante approhe de la lecture va de pair ici avec une critique radicale des nouvelles formes d’illusion, d’intolérance et de barbarie produies au sein d’une société dite éclairée.

Cette fragilité, répond Michel Crépu, ne renvoie-t-elle pas à un sens intime de la finitude que nous apprend pécisément l’expérience de la lecture ? Cette si étrange et douce tristesse qui est au fond de tous les livres comme une lumière d’ombre.

Notre époque est en train de l’oublier. Jamais les vrais livres n’ont été aussi silencieux

 

 

Geneviève Chaignot nous a présenté

 

 

 

 

 

 

                      Allegra de Françoise Mallet-Joris Grasset 1976

 

Allegra raconte l’histoire d’une famille sous la domination des femmes d’origine corse et qui sont des mères. Allegra Santoni- la grand’mère qui tente de mener la famille dans la bonne voie ; Vanessa sa fille, épouse d’un médecin et mère à son tour de 3 filles : Paule, Josée et Allegra. Cette dernière, esthéticienne chez sa sœur ainée Paule, mariée récemment donne tout son amour à un enfant muet et arriéré, né d’un inceste, nommé Rachid. Son mari devient jaloux de ces 2 êtres qui s’entendent si bien. Enceinte, Allegra repousse sa grossesse qu’elle n’a pas vraiment voulue. Elle se fera avorter et en mourra.

Ce roman de femmes, où les hommes ne tiennent que des rôles secondaires, excelle par ses analyses psychologiques de l’âme féminine. Allegra la grand-mère et Vanessa la mère dirigent la famille mais refusent l’émancipation des filles de cette famille.

Allegra constitue l’histoire d’une tentative de libération d’une jeune femme emprisonnée par le conformisme et les traditions familiales. Alors qu’elle vient de se marier, on lui prédit un avenir à son image, calme et souriant. Il suffira d’un gosse de 4 ans, arabe, muet, abandonné des jours entiers dans la cour de son immeuble pour changer son existence. Entre cet enfant qui se tait et cette femme qui se cherche nait une passion merveilleuse ; leurs après-midis sont des aveux, leurs promenades des chansons et des aventures. Ils demeurent hors du monde, autour d’eux pourtant tout s’écroule et change.

L’émancipation de la femme est sans aucun doute le thème principal du roman-la femme soi-disant la plus soumise est aussi la plus indépendante. Elle est la femme-mère qui se propose de guérir et sauver par son amour un enfant handicapé qui n’est pas le sien et…arabe ! en refusant de donner la vie elle-même, elle se détruit elle-même et préserve cet amour de toute souillure.

Cette œuvre dense a fixé quelque chose de plus qu’une histoire : le désarroi d’une société à la dérive dont Allegra et les siens sont les saisissants reflets.

 

Philippe nous a présenté

 

 

 

 

 

 

 

    Indian Creek de Pete Fromm « Un hiver au cœur des Rocheuses »

     Ed. Gallmeister 272p - 22,90euros

 

« Après le départ des gardes, la tente quenous avions dressée me paru encore plus petite. Je me tenais devant elle, et un frisson que je croyais dû à une bourrasque me parcourut le cou. Allais-je vraiment vivre là-dedans désormais ? Seul, durant tout un hiver ? Je jetai un coup d’œil vers la rivière sinueuse, entre les parois sombres et accidentées du canyon qui découpaient déjà le soleil de ce milieu d’après-midi. Il n’y avait rien au-delà de ces murs de pierre et de verdure, si ce n’est les étendues sauvages d la Selway-Bitterroot, à l’infini. J’étais seul, au cœur même de la solitude. »

Ainsi débute le long hiver que Pete Fromm s’apprête à vivre seul au cœur des Montagnes Rocheuses, et dont il nous livre un témoignage drôle et sincère, véritable hymne aux grands espaces sauvages. Indian Creek est un passionnant récit d’aventures et d’apprentissage, d’une drôlerie irrésistible et d’un réalisme cruel. L’écriture, modeste et vivante, avance au rythme du marcheur, les yeux levés vers le ciel, les pieds enfoncés dans la neige épaisse. Ce classique contemporain a établi Pete Fromm comme une des grandes voix de l’Ouest qui, loin de vouloir en faire un manifeste ni même une leçon à la façon du Walden de Thoreau, nous relate son épopée d’une manière extrêmement claire et sincère. Un bon livre.

 

Arlette nous a présenté

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    Les Elles de l’Islam Bleu de Nora Mekmouche-Catherine Meyer-Samiha Dr

                                               Cris écrits 2005 168p 15 euros

 

 

Un livre à écouter, car 15 femmes ont choisi de se raconter, 15 femmes d’aujourd’hui, de tous âges, et qui entretiennent chacune un lien particulier avec l’islam. Elles évoquent leurs origines, leur parcours, les relations fortes qu’elles entretiennent avec leur milieu familial. La plupart sont nées en Algérie et vivent en France depuis longtemps. Aujourd’hui toutes vivent à Marseille. Elles ont accepté de livrer une parole personnelle, de dire leur vie car elles ont besoin d’être écoutées à un moment où l’histoire de notre société française multiraciale s’édicte en lois. Pour ou contre le port du voile, pour ou contre la burka, sont autant de sujets qui stigmatisent leur différence et les débats animés autour des mots « femme » « islam » « France » les enferment dans des clichés qui les condamnent toutes.

 

C’est aussi un livre à regarder car elles ont dévoilé leur intimité devant le regard de la photographe Catherine Meyer ou celui de la dessinatrice Samiha Driss. Ce rapport à l’image est problématique puisque l’islam interdit la représentation figurative. D’où l’utilisation du flou en photo, certaines se montrent de dos, d’autres n’offrent à l’objectif qu’une partie du visage, mais l’ensemble mène à la construction du récit de chacune, selon ses convictions.

 

Dans tous ces récits la même réflexion s’impose : elles s’accordent à souligner que les hommes musulmans se servent de la religion pour revenir à un machisme traditionnel qui autorise et surtout légalise l’enfermement de la femme. Toutes racontent leur soif de connaissance, de savoir : par exemple Zéphora dit : « Je pense que pour la femme en islam, le problème le plus important est celui de la connaissance. On ne la laisse pas accéder à la connaissance pour ne pas qu’elle s’affirme ou se révolte ». Pour elles, ce n’est pas l’islam qui pose problème, mais ceux qui l’interprètent. Safia dit « on a un seul Coran, mais chacun le lit comme il veut. » Halima, la Comorienne confirme : « je ne supporte pas le pouvoir que les hommes s’octroient : chaque fois qu’ils veulent quelque chose, ils transforment la religion pour l’obtenir. Ils coupent les phrases du Coran pour mieux s’en servir. »

Elles sont unanimes pour affirmer que seule la connaissance du Coran peut leur apporter la liberté de vivre leur religion sans les contraintes de la tradition imposées par les pères, les frères et les maris.

Et il ressort que le problème du voile n’en est pas un : celles qui le portent le font par conviction, d’autres pensent qu’il symbolise la soumission, et Sonia dit qu’elle porte le voile sauf lorsqu’elle franchit les portes du lycée, car « elle ne veut pas se priver du savoir pour un voile » et elle respecte la loi française.

 

Voix de femmes, voix multiples et attachantes : toutes disent les espoirs, les combats, les revendications, et plus encore leur fragilité.

 

Pourquoi j’ai choisi ce livre ? pour son titre que j’ai aimé et qui m’a intriguée. Pourquoi l’Islam bleu ? Le symbole des 4 couleurs qui évoquent dans l’islam les 4 matières rouge=feu/jaune=air/vert=eau/bleu=terre, cad les terres de l’islam (la maison de l’islam dar al-islam) placées sous gouvernement musulman.

Et le bleu turquoise des mosaïques utilisées dans la décoration des mosquées, des madrasa (écoles coraniques) et des mausolées. On pense à La Mosquée Bleue d’Istambul, dans le Détroit du Bosphore, face à Sainte-Sophie.

 

Un beau livre.

 

 

A noter notre prochaine réunion du Club du Livre MARDI 3 AOUT A 19H AU PRESBYTERE

Soirée/lectures de mars 2010

 La 5ème séance du club du Livre s’est tenue le vendredi 5 mars 2010. L’hiver finissant, les températures seront désormais plus clémentes et la lumière du jour plus vivifiante. Dès lors nous pourront reprendre nos réunions à compter de 20h00 dans la grande salle du presbytère.

Lors de cette réunion, l’Association Diseurs d’Archives est venue nous présenter ses activités et projets de lectures en public. Une conférence "l'huile et l'olivier" par Line Gibert a déjà été organisée à La Tour d’Aigues le 27 mars. Beau concept qui allie l’histoire « sociale » des villages a une narration administrative vivante, à l’exemple de l’expérience menée par Jacqueline Ursch, Directrice des Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence :

 

 

« Les archives à voix haute »

Rencontrer, toucher d’autres publics, c’est l’expérience menée depuis 1999 en Haute-Provence, la

Lecture d’archives à voix haute, qui a commencé à se répandre dans d’autres départements, des villes

et même jusqu’en Guyane où elle rencontre forcément, beaucoup de succès.

Dire les archives, c’est rendre vivant le document d’archives, accessible à tous sans les premières

difficultés de l’apprentissage de la lecture des textes anciens ; c’est aussi retrouver le charme et la

saveur des mots surannés, redonner des couleurs à l’encre passée et au papier jauni. C’est donner

à comprendre une société à un moment précis de son histoire.

« Les Diseurs d’archives »

Les Diseurs d’archives constituent une équipe composée de comédiens professionnels, d’un

professeur de lettres et de l’archiviste. A géométrie variable, l’équipe accueille ponctuellement

d’autres partenaires, des stagiaires en archives, des élèves du cours d’art dramatique, des

musiciens, d’autres comédiens… Intermittents du spectacle ou vacataires occasionnels, ils sont

rémunérés pour leurs prestations. Les diseurs lisent presque toujours à partir des textes

manuscrits originaux (du moins leur reproduction) plutôt que leur transcription imprimée. C’est

un conditionnement de lecture, disent-ils, un parfum suggestif, une invite à trouver la voix, sinon du texte, du moins de l’époque.

 

Notre club ne manquera pas de saluer chacune de leurs interventions dans la région.

 

 

LIVRES PRESENTES au cours de cette soirée:

Nos membres ont pu lire :

 

Les Demoiselles de Provence De Patrick de Carolis. Editions Plon 2005;

433 pages. 21 €

 

 

 

 

 

Rèsumé présenté par Arlette Poirel :

 

 

La Provence du XIIIe siècle, pays de troubadours, est une terre très disputée. Mais à force de courage et de ténacité, Raimon Bérenger V en a fait un comté souverain. Son épouse, la séduisante Béatrice de Savoie, lui a donné quatre filles : Marguerite, Eléonore, Sancie et Béatrice, bercées par le chant des cigales. Leur beauté, leur éducation et leur vertu vont assurer à ces demoiselles les plus hautes destinées : par alliances, elles vont régner sur quatre des royaumes les plus convoités d’Europe. Malgré les ors et les fastes des cours royales elles vivront au rythme des guerres et des croisades qui ont déchiré leur temps. Leur destin respectif et leurs secrets les conduiront de la Provence à l’Angleterre en passant par la vallée du Rhin, Aigues-Mortes ou Naples, et même en Orient, de Tunis à la Terre Sainte…

Avis :

Livre captivant, dense, présentant au travail d’un récit romancé de nombreux manques et imprécisions historiques. Patrick de Carolis qui se dit fier d’être né à Arles, semble trouver plaisir à renouer avec l’histoire locale. Cependant le journaliste de l’émission " Des racines et des ailes ", connu pour avoir coécrit avec Bernadette Chirac « la Conversation » semble avoir « oublié » de citer certaines de ses sources dont l’ouvrage écrit par Thyde Monnier, auteur du roman « La ferme des quatre reines » paru aussi chez Plon en 1963.

 

Pour plus d’infos : Voir l’étude comparative effectuée par Jean-Yves Royer sur le site :

http://laicite.free.fr/doc/demoiselles2provence.pdf

Le plagiat est passible de poursuites et de bien des déceptions…. Si tel était le cas, ce livre de Patrick de Carolis serait à oublier.

 

 

 

 

 

 

La reine impénitente, Jeanne de Naples. De Marguerite Vivoli. Editions Cheminements 2005. 268 pages. 20,00 €

 

Résumé d’Annie Bouffet-Collard

Roman historique fort documenté et irréprochable qui permet de découvrir la vie de la célèbre Jeanne de Naples, connue en Provence sous le nom de La Reine Jeanne. Elle naquit vers 1326. Fille aînée du duc Charles de Calabre, fils héritier du roi Robert Ier de Sicile-Anjou, et de sa seconde épouse Marie de Valois, fille du prince capétien Charles III de Valois et nièce du roi de France Philippe IV le Bel, elle devint très tôt orpheline. La disparition prématurée de son père fait de Jeanne l'héritière de son aïeul. Lorsque ce même grand-père, le roi Robert, meurt en janvier 1344, Jeanne hérite du royaume de Naples. Mal préparée à une telle charge et afin de la libérer de la tutelle pontificale, son grand-père avait mis en place un conseil de régence avec la reine Sancia son épouse, le vice-chancelier Philippe de Cabassolle évêque de Cavaillon et le grand sénéchal de Provence Fillipo di Sanginetto. Elevée à la cour royale napolitaine, Jeanne vivra une enfance dorée et outrancièrement gâtée. Cette éducation ne la prépara pas à assurer une charge monarchique. Aussi tout au long d'un règne qui durera trente-neuf ans, elle gouverna d'une manière irresponsable. Elle se maria quatre fois. Une particularité qui contribua à sa notoriété. Dans les derniers temps de son existence, elle affronta Charles III de Duras, son neveu par alliance, qui lui disputa la royauté. Ce grand féodal napolitain finit par l'emporter en la faisant assassiner.

Question-Réponse: Si son nom est bien connu des provençaux, la vie de la reine Jeanne Ier de Naples, reste encore pleine de mystères; Pourquoi la figure historique de Jeanne reste t-elle attachée à la Provence ?

En réalité native de Naples, Jeanne n’arriva en Provence, via Marseille, qu’à 22 ans, le 20 janvier 1348. Elle y reçut un accueil chaleureux. Son action en faveur de la ville phocéenne la rendit très populaire. Elle jura d'observer les privilèges de la ville et reçut le serment de fidélité de ses habitants. En signant des lettres patentes qui unissaient la ville haute et la ville basse, elle en assurait l'unité administrative. Tandis qu’à Aix-en-Provence les barons de Provence lui manifestèrent clairement leur hostilité. Elle s’engagea alors sous serment à ne rien aliéner de la Provence et à réserver tous les emplois du Comté aux seuls provençaux. Elle atteindra Avignon le 15 mars. C’est là le but ultime de son voyage avec trois objectifs : Rencontrer le Pape Clément VI afin d’obtenir une dispense pour son mariage avec Louis de Tarente, recevoir l'absolution pour être disculpée du meurtre de son précédent mari André de Hongrie et de préparer la reconquête de son royaume. Le pape accordera les dispenses de parenté, nommera une commission pour examiner les accusations de participation à l'assassinat et en profitera pour lui acheter la ville d'Avignon pour 80 000 florins, ce qui sépara la cité papale de la Provence durant de longs siècles. Un mois après son retour à Naples, Jeanne violait ses promesses, créant de nombreuses haines et beaucoup de discordes au sein de la cour. Elle mourra assassinée étouffée sous des oreillers en 1382 à Muro Lucano. Elle ne revint jamais en Provence. Sa mort ouvrit une guerre de succession en Provence (1382-1386), dite guerre de l'Union d'Aix entre les partisans de Charles Duras et ceux de Louis Ier d'Anjou ; elle eut pour conséquences l'installation de la deuxième maison d'Anjou sur le comté de Provence et la dédition de Nice à la Savoie.

Les Ruines de la Future Maison d’Hélène Dassavray. Editeur: A Plus d’un Titre. Collection A Charge 2008 ; 118 pages, 12,50 €.

 

 

 

 

 

 

 

                     Petit livre original présenté par Marie-Antoinette Vayssettes.

 

L’auteure : Marie Ferreux a écrit son premier roman sous la plume d’Hélène Dassavray, sorte d’autobiographie quelque peu romancée.

L'histoire est celle d’une famille particulière ; elle se passe en Provence. Marie a habité Cucuron puis la Bastidonne. Elle a fondé à Pertuis le café littéraire Hakuna Matata. Aura également travaillé durant plusieurs années à la Librairie Mot à Mot qui en a d’ailleurs recommandé la lecture. Vous pouvez lire les poèmes d’Hélène Dassavray et suivre son actualité en allant sur son blog : http://helenedassavray.canalblog.com/archives/lecteurs/index.html

Résumé : Confession-dialogue qu'entretient cette femme avec un homme, par la pensée, une lettre ou après une nuit d'amour. Le lecteur devient un témoin indiscret et complice. A ce compagnon possible, elle lui conte son passé et cette transition vers un futur qu'elle espère. Sa vie est un parcours particulier. Avec sa famille, ses hommes et ses copines, ils forment tout un microcosme en marge des grandes routes bien tracées. Un môme qui s’appelle Tronche à bisous et des potes « déguisés en gardes du corps ». Voyage dans un autre monde, une autre façon de vivre, dans la fraîcheur d’un esprit ouvert, avec de la douceur mais aussi beaucoup de douleur.

Style : Marie-Antoinette reconnait n’avoir pas aimé le style de l’écriture, pas assez académique. Néanmoins elle a souhaité retenir ce témoignage de femme, de jeunes ayant choisi de venir vivre autrement dans le Sud. Est-ce par idéal ou tout simplement par un non choix ? Les mots et expressions, comme Cakou pour un frimeur ou le crone pour le crédit avec une succession de con … amènent le récit à la portée d’un public jeune moins exigent sur la subtilité stylistique. On y découvre aussi bien le rêve que les désillusions de ceux et celles qui vivent en marge de la société de consommation (tout en reconnaissant profiter du système des allocations et parfois de la vente de drogue) à l’exemple de certains amis de l’auteure, post-soixante-huitards, babas cool, zozos … confrontés à la réalité de l’éducation de leurs enfants, aux exigences de la vie, financièrement difficile, où l’alcool, le shit, permettent de supporter le temps qui passe, la solitude.

A retenir : Peu de récit publié à ce jour évoque l’accomplissement ou les désenchantements d’une telle existence. Certains seront devenus des bobos (Bohême-Bourgeois) d’autres comme Marie ou Hélène auront posé leurs bagages pour regarder le passé avec générosité.

 

 

 

 

 

Prochaine réunion : vendredi 9 avril 2010 à 20h00

Au Presbytère.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Soirée/lectures de Mai 2010

 

 

 

                                                   Jusqu'à ce que la mort nous unisse de Karine Giebel.


                                                   Editions Fleuve Noir (2009). 489 pages. 19 

 

Lu par Corinne Lefort

Histoire


Vincent, guide de montagne est un homme meurtri qui calme ses angoisses dans la solitude des Hautes Alpes et une existence égoïste et sans engagement.Jusqu'au jour où la mort frappe l'un de ses amis , l'obligeant à réagir. Si pour tous  ce fut un tragique accident, pour  le héros il s'agit d'un meurtre et que les vrais coupables doivent payer. Acceptant seulement d'être alors, aidé par une jeune recrue de la gendarmerie prénommée Servane (dont la sexualité est des plus complexe) il se lance dans une quête de vérité. Pour cette recherche de vérité il va devoir se confronter à ses propres démons et à la violence sous-jacente des hommes et politiques qui tiennent la région au creux de leurs mains.La vérité peut être fatale...

Biographie de l'auteur


Karine Giébel est née en 1971 dans le Var où elle vit toujours. Elle est notamment Fauteur de Terminus Elicius. Prix Marseillais du polar 2005, et lauréat du Prix SNCF du Polar en 2009. Certains de ses ouvrages sont en cours d'adaptation audiovisuelle.
 
 Critique 
 
Karine Giébel nous a habitué à des romains plus noirs avec une écriture plus cinglante. Il faut atteindre les pages 120 pages et plus pour commencer à trouver de l'intérêt  à l'histoire. Trop de phrases longues et des détails, pour l'intrigue,  inutiles. Bien sur les descriptions des paysages reflètent admirablement à la fois la beauté et la violence des scènes champêtres mais le style, qui se veut anglo-saxons, fait  trop la part belle aux fioritures. Un livre moyen pour une auteure en pleine renommée.
 
 En marge de nos lectures habituelles, nous avons donné la parole à l'un de nos adhérents, Jean-Claude Corbineau, pour qu'il nous présente son projet d'autobiographie. Il nous a retracé son parcours de jeunesse, ses études et ses rencontres fortuites qui l'ont conduit dans le monde du spectacle où il a été amené à croiser le chemins de grandes vedettes à propos desquelles il se plait à raconter  quelques anecdotes. Le travail d'écriture  n'étant pas terminé, nous attendrons la publication de cet ouvrage sous le titre « Sur la route des légendes : 20 ans sous les sixties ».
 
Un autre de nos adhérents, poète à ses heures, Franck D'Amato,  nous a lu un texte relatant un souvenir d'enfance assez poignant et tenace pour qu'aujourd'hui encore il en ressente un malaise.
 
Nous espérons que le concours de poésies de notre club saura retenir l'attention de nos membres et que le thème « Couleur femme » les inspirerons...Les inscriptions seront closes le 30 juin.
 
Nous signalons que Marie-Claude Char a répondu favorablement à notre invitation de la Journée du Livre du 8 août et sera donc notre Présidente.
 
Le Bureau.
 
 

HUMEUR, AMOUR, HUMOUR

 

 

FETE DES MERES

 

Je t'ai cherchée haut dans le ciel

où courent les nuages

et poursuivis, et poursuivants ......


Je t'ai cherchée dans la montagne

où chantent les grillons

et la source furtive ....


je t'ai cherchée au creux des vagues

où guette la murène

et frémissent les algues ...


Je t'ai cherchée parmi les hommes

qui rient, et puis qui pleurent

comme dans le bonheur ...


J'ai marché, j'ai couru

j'ai chanté, j'ai révé

et ne t'ai point trouvée ...

 maman

Jeannine Fédèle

 

 UN MATIN DANS LE PERCHE

 

 

 A l'aube, un coucou, coquin, curieux, a questionné :" Qui dort encore ici ? "

La maison soupire, un papillon de nuit demande l'hospitalité, un chuchotement dans la

 poûtre faîtière dit la nostalgie de l'arbre. Il est peut être temps de se tenir debout, et

d'aller saluer la patience du jardin.....

J'aime  ces longs ciels parallèles qui enlacent les trois bouleaux, et la haute échappée des

 peupliers qui pointe vers le sud comme un soc de navire hauturier.....

Les blés sont coupés, mais , persiste au dessus des chaûmes la mémoire de leurs

 frémissements contraires. Au loin, contre une ligne sombre de forêts, un toit de tôle

 offense l'harmonie, mais l'armée des maïs s'apprète à l'effacer.

Derrière les haies mélées qui cachent la maison, un tracteur passe sur la route rétive ...  

Il repassera ....mais quand ? chargé d'une estive cargaison.....

Allons, il me faut quitter un peu de cet enchantement, et d'une main réconciliée avec le

 jour, aller faire frémir l'eau de la première tasse de thé.

Soirée/lectures de février 2010

 

     COMPTE-RENDU REUNION DU CLUB DU LIVRE

       5 février 2010

     Association du Patrimoine Littéraire et Culturel de Grambois en Provence


  Philippe Calmon membre du club du livre nous a présenté lesuperbe livre de croquis de   voyages du grand navigateur et écrivain Titouan Lamazou.


Femmes du Monde de Titouan Lamazou.

Editions Gallimard Loisirs 352 pages. 39 €

A retenir pour sélection finale




Auteur: Titouan Lamazou est né en 1955 à Casablanca. Il se destine très tôt au métier d'artiste. Déçu par l'enseignement des Beaux-arts, il embarque à 17 ans pour un tour du monde en bateau. Son but : réaliser un carnet de voyage. Mais, de fil en aiguille, l'artiste prend goût au monde de la voile et entame une carrière de navigateur aux côtés des plus grands: Yvon Fauconnier puis Eric Tabarly. En 1990, il remporte la première édition du Vendée Globe, première course autour du monde en solitaire sans escale.

Ce succès est suivi par la victoire en premier monocoque dans la route du Rhum la même année. Titouan Lamazou est sacré Champion du Monde de course au large pour la période 1986-1990. En 1991, avec Florence Arthaud, il fonde le Trophée Jules Verne. En 1993, il met fin à sa carrière professionnelle et se consacre exclusivement au dessin. Passionné de voyages, il parcourt le Globe, pinceau à la main, observe et dessine le quotidien des individus qu'il rencontre. Ses périples font l'objet de nombreux ouvrages et d'expositions. En 2002, le peintre-voyageur s'attèle à un nouveau projet : « Femmes du Monde ». Convaincu que la destinée des femmes à travers le monde reflète les évolutions de nos sociétés, il sillonne la planète à la rencontre de ces témoins qu'il dessine et photographie. Il rapporte de ce voyage 200 portraits de femmes.

Titouan Lamazou , artiste de l'Unesco pour la paix. L'UNESCO a trouvé l'écho de ses valeurs dans la dimension humaniste et la diversité culturelle qui caractérisent cette démarche. Ce grand projet artistique, dans ses multiples dimensions, participe ainsi aux efforts de dialogue des civilisations pour l'établissement de l'Egalité en général et de l'égalité des sexes en particulier


Le sujet expliqué par l'auteur:

Durant vingt ans, j'ai sillonné la planète de port en port. Lorsque j'ai mis un terme à ma vie de navigateur professionnel, j'ai poursuivi cette itinérance selon un mode plus "terrestre" et culturel. Cette existence vagabonde m'a révélé à quel point les rencontres avec chaque individu à travers le monde m'importaient plus que la traversée des nations et de leurs frontières. J'ai constaté également que les personnes qui m'ont toujours le mieux inspiré lors de mes pérégrinations étaient des muses féminines...

C'est ainsi qu'en 2002 j'effectuais un voyage exploratoire dans la orne de l'Afrique pour valider un projet auquel je songeais depuis longtemps: un ouvrage consacré au monde en général à travers des portraits de femmes en particulier. Au retour de ce premier voyage, je prenais conscience que ce projet dépassait par son ampleur tous les travaux que j'avais menés jusque-là. De la ministre à la paysanne, la destinée des femmes est aujourd'hui beaucoup plus représentative de l'évolution de nos sociétés que celle des hommes qui les dirigent depuis la nuit des temps. J'ai depuis visité quinze zones du monde parmi les cinq continents, pour témoigner à la fois de l'uniformité des préoccupations communes à l'humanité et de l'infinie et merveilleuse diversité dans laquelle celles-ci les expriment... au féminin."

Avis personnel:

Ce livre est magnifique sur le plan artistique. On aurait pu s'attendre, en l'achetant, à contempler la beauté féminine déclinée sur tous les continents, beauté physique s'entend. Les premières pages écrites par Titouan Lamazou ramènent à la réalité. Réalité qu'il a vécue depuis son très jeune âge, puisqu'il se présente comme un nomade sans racines ancrées quelque part. Pourtant, il est blanc, européen et nanti dans notre monde actuel. C'est un grand voyageur, qui est intéressé par les êtres vivants, en dehors de toute notion d'états et de confessions. Il s'aperçoit que la réalité est toute autre, faite de frontières, de séparationet d'opposition entre les peuples, les pays, les tribus, où 80% de l'humanité est interdite de migration. Il voit une humanité divisée, dont l'homme sort privilégié et vainqueur en comparaison des femmes. Même dans nos sociétés, l'homme et la femme se retrouvent souvent comme deux étrangers. Devant ce constat, Titouan Lamazou se déclare plus attiré par l'histoire des femmes que celle des hommes.

Et le lecteur commence un tour du monde d'histoires de femmes, qui vivent dans un monde fait par les hommes et pour les hommes. Ce sont toujours des destins bouleversants de ces femmes, qui malgré les mauvais traitements, se battent bien plus que les hommes, pour défendre leurs congénères. Pourtant, ce n'est pas un livre violent ou triste. Il en ressort une formidable beauté de ces femmes, à la fois intérieure et extérieure. C'est un livre poignant, émouvant,

optimiste quant à la capacité des femmes à changer le monde actuel. C'est un livre merveilleux sur les femmes et qui, à mon sens, mériterait une attention toute particulière dans notre sélection du prix 2010. C'est un livre qui parle très bien des femmes et le fait que ce soit un homme qui l'ait écrit donne encore plus d'optimisme à ce qu'un jour les hommes et les femmes se retrouvent plus unis.


 

 


                    

      

 

 

   Mon Enfant de Berlin Par Anne Wiazemsky

 Editeur Gallimard , Collection Blanche 256 pages. 17.5 €


 

Dans Mon enfant de Berlin, Anne Wiazemsky (petite-fille de e évoque la rencontre de ses parents en 1945 dans un Berlin, ville en ruine, de l'après-guerre. Le roman s'ouvre sur Claire, en 1944, elle a vingt-sept ans, elle est ambulancière à la Croix-Rouge française à Béziers. Claire est à la recherche de l'amour sa rencontre avec Patrice à Béziers n'a pas abouti. Elle sillonne ainsi le Sud de la France où elle passe brièvement par Marseille. Mais c'est à Berlin, qu'elle rencontrera son grand amour. Tous les opposes, il faut dire qu'un mode les sépare l'un est français issue d'une famille catholique, l'autre est russe orthodoxe. Claire et Wia sont heureux, ils respirent le bonheur, une grande reconnaissance d'être en vie avec un grand V. "Claire côtoie chaque jour le destin tragique de ces milliers d'êtres humains. " La personne avec qui elle pense être heureuse c'est Wia. Il travaille pour un organisme des personnes déplacées du côté des alliées français immédiatement après guerre.

- Histoire, la grande Histoire, comment est le monde après guerre, les prémices de la guerre froide. La fin de la guerre mais le début d'autres conflits.
- Deux oppositions entre le monde catholique Mauriac et le monde russe les Wiasemski, les apatrides ses russes qui ont quitté leur pays, fuir au moment de la Révolution, très bien rapporté, magnifiquement par Olga .

Avis de notre amie Yvonne Carle: ce roman dédié à l'amour vaut la peine d'être lu pour l'évanescence du style et l'observation, sans complaisance, du sentiment amoureux.               

 

 

                                  LA POSTERITE DU SOLEIL, de Marcel Camus

      Editions Gallimard, Collection Blanche. Prix : 22,50 €

     Commentaire de Marie-Antoinette Vayssettes et de l'éditeur

 

 

 

 

La Postérité du soleil est née de l'amitié qui lia après la Libération Albert Camus et René Char. La correspondance des deux écrivains fait plusieurs fois allusion à ce projet de « livre sur le Vaucluse » - cette chère terre du Midi, baignée par « la lumière de vérité » où prit source la poésie de Char -, qui serait la trace fidèle de leur fraternité. Ils en escomptaient une « joie durable ». Mais le livre ne put paraître du vivant de Camus, bien que le manuscrit en fût prêt au début des années 1950, après que Char y eut apporté son « luttant et respirant » poème d'ouverture. Les fragments poétiques de Camus y accompagnaient et transfiguraient les photographies d'Henriette Grindat (1923-1986), artiste suisse amie de plusieurs écrivains français et romands, venue rencontrer Char à L'Isle-sur-la-Sorgue, dans le but de donner un visage à « cette arrière pays qui est à l'image du nôtre, invisible à autrui » (Char). Hélène a depuis exposé ses tirages dans de nombreux pays. Dernièrement une rétrospective de son travail fut organisé à la Maison René Char à Isle sur la Sorgue.

La mort tragique de Camus vint redonner vie à ce projet. Char fit qu'il vît enfin le jour et rendît ainsi hommage à son ami disparu, reprenant ça et là son texte et le faisant suivre de quelques souvenirs. Le galeriste et éditeur suisse Edwin Engleberts en donna en 1965 l'édition originale, monumental ouvrage de bibliophilie contemporaine tiré à 120 exemplaires. Cette publication à titre partiellement posthume conférait à l'œuvre commune sa valeur testimoniale. Car la « postérité du soleil », c'était bien sûr la trace laissée par le souvenir lumineux d'une amitié, comme l'avaient envisagé les deux auteurs ; c'était aussi, au-delà de l'attachement commun à une même terre, le point de rencontre de la pensée de Char et de Camus, cette idée que, le soleil disparu, la lumière est encore possible et l'espoir, malgré la vie éteinte : « Demain, oui, dans cette vallée heureuse, nous trouverons l'audace de mourir contents ! » (Camus). Hommes et paysages, révélés par la photographie et l'écriture, révélaient à leur tour à Char ces moments de grâce de son passé récent.

Et qu'était-ce enfin que la photographie, sinon la postérité même du soleil, la fixation précaire mais salutaire d'un éblouissement ? « Comment montrer, écrivait Char dans son poème d'ouverture, sans les trahir les choses simples, données entre le crépuscule et le ciel ? Par la vertu de la vie obstinée, dans la boucle du Temps artiste, entre la mort et la beauté. ». Hélène, quant à elle, s'est suicidée à la suite du décès de son époux. La solitude lui était devenue insupportable.

Cette réédition en grand format permet de découvrir un texte oublié d'Albert Camus, relevant d'une écriture poétique et fragmentaire peu courante sous sa plume.

 

 

 

 

 


                                             Livre présenté par notre amie Andrée Bouffard                                          

             Le Roman de Marie Bashkirtseff, de Raoul Mille.

             Editions Albin Michel, 372 pages. 2004. Prix : 19,80 €

            

            Paru en 2008 en Livre de Poche



 

 

Résumé: Elle a la fraîcheur de ses vingt ans et l'impétuosité de l'artiste : exilée à Nice, Marie a gardé de sa Russie natale la sensibilité exacerbée, la mélancolie, et une intense envie de vivre. Avec fièvre, elle peint, elle sculpte. Elle s'enthousiasme pour des hommes de tous bords, littéraires, artistiques et politiques. La «vierge slave » se rêve entre les bras de Guy de Maupassant, viveur sceptique et désespéré. À rebours de toutes les conventions, Marie Bashkirtseff va vivre sa vie comme on vit un roman. Mais elle n'aura pas le temps de l'écrire, emportée à l'âge de vingt-quatre ans par la phtisie.

L'Auteur: Né à Paris, Raoul Mille s'établit à l'âge de seize ans dans le pays niçois qu'il ne quittera plus, pas plus que dans ses œuvres. Romancier, journaliste à Nice Matin, chroniqueur radio, il participe au festival du livre de Nice dès sa création et fournit une œuvre littéraire couronnée par de nombreux prix Les Amants du paradis, prix Interallié 1987, Le paradis des tempêtes prix Baie-des-Anges 1997.

Commentaires : Malgré ses origines Russes, l'artiste multiple que fut Marie Bashkirtseff a véritablement noué un attachement avec le sud de la France. Niçoise d'adoption, la ville lui offrit la possibilité de transcrire un univers et une époque au travers de son journal et ses lettres qui lui valurent une renommée extraordinaire à la fin du XIXe siècle. Surtout le journal qu'elle a tenu dès l'âge de quatorze ans. Il existe pourtant bel et bien un « roman de Marie Bashkirtseff », celui de sa vie, caractérisée par un désir de gloire et une soif de vivre qui demeuraient alors, selon Hugo von Hofmannsthal (l'un de ses admirateurs), sans équivalent. Theodor Adorno l'a surnommée la « sainte patronne de la décadence », en référence à la séduction qu'elle a exercée auprès des écrivains fin-de-siècle ; elle s'est aussi vu appeler « l'éphémère Moussia » en raison de la tuberculose qui a abrégé son existence. Le livre de Raoul Mille, superbement écrit, est complet sans être lourd. Il propose une synthèse savoureuse de la biographie de Marie Bashkirtseff, tel, en tout cas, que son journal (dont Raoul Mille a fait une lecture intelligente) nous permet d'en juger. Nous sont racontés ses amours déçues, des chimères de l'adolescence jusqu'aux désillusions de la « vierge slave » ; l'adulation par une famille, les Bashkirtseff-Babanine, dont la réputation douteuse bloquait l'accès à la bonne société niçoise ; les cours de peinture à l'académie Julian et les expositions au Salon ; les difficultés d'être une femme indépendante à la fin du XIXe siècle (Marie, se moquant des convenances, lisait Émile Zola et Ernest Renan, et assistait aux réunions du Droit des femmes, mouvement suffragiste présidé par la féministe Hubertine Auclert). Raoul Mille retrace aussi le flirt épistolaire de Marie avec Guy de Maupassant et le grignotement du corps par la maladie, qui avait déjà coûté à la jeune fille sa belle voix de rossignol. Le roman de Marie Bashkirtseff vaut comme portrait inspiré d'une personnalité flamboyante et comme évocation de la vie française sous la Troisième République. Mais l'apport le plus précieux du livre sera à coup sûr d'aider à sortir de l'oubli une femme exceptionnelle, au sujet de laquelle trop peu d'ouvrages récents ont été consacrés depuis l'excellent Portrait sans retouches de Colette Cosnier en 1985.

A retenir pour sélection finale



       

        La Nuit de l'Amandier


       de Françoise Bourdon, Editions Terres de France. 2009. 352 pages. 19,50 €


       Quatrième roman provençal de Françoise Bourdon, au cœur des plantations d'amandiers et dans le tumulte de la vie de trois superbes héroïnes.


       Présentation de l'ouvrage par Michèle Petit.




Résumé du livre

Au cœur des champs d'amandiers, ces arbres millénaires, Françoise Bourdon signe une ode éternelle à la Provence.
Haute Provence, 1890. Anna, jeune amandière, se croyait promise à Martin, héritier d'un riche producteur aptésien de fruits confits. Mais, sans explication, celui-ci épouse une fille de notables. Seule sa passion pour les amandiers donne désormais un sens à la vie d'Anna. Lorsqu'elle rencontre Armand, pâtissier amoureux des traditions provençales, la jeune femme réalise un vieux rêve et fabrique le meilleur des nougats. Elle croit avoir retrouvé le bonheur. Mais la guerre et une lettre de Martin bouleversent sa vie de femme, de mère, d'épouse...

Commentaire: Bien que caricaturale, l'histoire n'en est pas moins instructive et dépeint avec des mots simples, l'histoire d'une région, de vies austères sous la dépendance d'un climat et d'une agriculture source de richesse mais aussi de malheurs. Une autre époque qu'il ne faut oublier.

L'Auteure: Françoise Bourdon est née dans les Ardennes. Dès l'enfance, elle a le goût de l'écriture et rédige son premier roman à l'âge de dix ans. Professeur de droit et d'économie, elle décide, après dix-sept ans d'enseignement, de se consacrer exclusivement à sa passion de l'écriture. Journaliste depuis 1993, elle publie régulièrement des nouvelles dans plusieurs revues. Dans ses romans, Françoise Bourdon s'inspire de sa région natale et de la Provence où elle vit désormais. Ses ouvrages ont reçu un grand succès public.

Les autres livres de Françoise Bourdon:

La forge au Loup
La cour aux paons
Le Bois de lune
Le Maître ardoisier
Le vent de l'aube
Les chemins de garance
Les Tisserands de la Licorne
La Figuière en héritage



 

Concours de POESIE 2012


CONCOURS de POESIE 2012

Sur le thème de " L'Enfance "


Règlement du Concours

 

Article 1

     

Pour la troisième année consécutive, l'Association du Patrimoine Littéraire et Culturel de Grambois organise un Concours de Poésie, sur le thème de « L'Enfance », dans le cadre du 14ème "Printemps des Poètes". Ce concours est ouvert du 1er septembre 2011 au 24 février 2012.

 

 

Article 2

Le concours est gratuit et ouvert aux catégories :

          - Scolaires _ Ecole primaire, classe de CM2,

          - Scolaires _ Collège, toutes classes (jusqu'à 16 ans),

          - Adultes.

 

Article 3

Le poème sera rédigé en français et dactylographié, de 14 vers minimum à 24 vers maximum, de forme libre et dvra respecter le thème proposé. Un seul texte par candidat sera retenu. L'exemplaire papier devra être imprimé sous format A4.

 


Article 4

Les auteurs s'engagent à présenter une œuvre inédite et libre de tout droit quant à l'édition ou l'exposition de leur texte.

 

 


Article 5

Le poème devra être envoyé sous forme papier A4 en 3 exemplaires et / ou par mail aux adresses suivantes :

Club du Livre de Grambois - Concours de Poésie

Philippe CALMON - Chemin des Roux, 84240 GRAMBOIS

E-mail : clubdulivregrambois@sfr.fr

 


Le texte devra obligatoirement porter un titre. Aucun nom, aucune signature ou signe distinctif ne devra y figurer.

L'auteur joindra à son envoi, sur papier libre, son nom, âge, ses coordonnées (adresse, n° téléphone, mail), la catégorie (scolaire ou adulte), ainsi que le titre de la poésie.

 

Article 6

Le jury sera composé des membres de l'Association du Patrimoine Littéraire et Culturel de Grambois. Ses décisions seront sans appel.

Un prix par catégorie sera décerné. La remise des prix aura lieu le samedi 17 mars 2012 à Grambois, en présence d'une personnalité du monde littéraire avec lecture publique de poèmes.

Article 7

 
Les candidats ne respectant pas tous les points de ce règlement seront exclus. Les poèmes ne seront pas restitués à leur auteur. Aucune réclamation ultérieure ne pourra être acceptée, ni sur les conditions de participation, ni sur l'attribution des prix.

 

 

 

 Pour tout renseignement, contacter :

 Club du Livre de Grambois - Concours de Poésie

 Philippe CALMON _ Chemin des Roux, 84240 GRAMBOIS

 Tel : 04 90 07 76 24 ; E-mail : clubdulivregrambois@sfr.fr

 


 

 

Soirée/lectures de décembre et janvier 2010



Les 2ème et 3ème séances du club du Livre se sont tenues le 4 décembre 2009 et le 8 janvier 2010 à 19h30 dans la salle des associations et salle des mariages de la Mairie. Les livres présentés ont en commun d'évoquer la Femme en Provence mais aussi les sujets qui lui sont liés tels le déracinement, l'exil, l'immigration l'amour et la violence que bon nombres d'entre elles ont eu à connaître à différents moments de l'histoire.



Une Vie
De Simone Veil. Editions LGF. 2009.; 343 pages. 7,50 €

 


Résumé :


Simone Veil, est une femme politique française née Simone Jacob le 13 juillet 1927 à Nice. Dans cet ouvrage de mémoire elle revient sur son enfance et adolescence sur la côte d'Azur et dans sa ville natale, là même où elle fut dénoncée comme juive et contrainte avec sa famille à la déportation vers les camps d'extermination nazis. Au-delà de cette expérience douloureuse qui verra périr une bonne partie de sa famille, c'est surtout le récit de ses expériences et engagements, notamment au nom de la mémoire des crimes passés, de l'Europe et des droits de l'homme.


Descriptif détaillé


Une vie : ce titre modeste est explicitement emprunté au roman de Maupassant, "pour décrire un parcours qui ne doit rien à la fiction". On apprend vite, que celle de Simone Veil n'est pourtant pas une vie comme les autres. Dans ce livre qui fut très attendu, écrit alors qu'elle venait de fêter ses 80 ans, Simone Veil évoque les différentes facettes de son existence. Elle jette sur ce parcours un regard simple, servi par une écriture neutre et dénuée de tout effet de style. Pas plus que de style, il n'est vraiment question ici d'intimité : les origines familiales sont assez précisément décrites, mais pour la suite, si la famille de Simone Veil (son mari Antoine, leurs enfants et petits-enfants) est quelquefois évoquée, c'est du parcours public qu'il s'agit principalement. Un parcours à travers l'histoire et la politique.

Le récit suit un ordre chronologique, en commençant par l'existence heureuse de cette petite fille juive, issue d'une famille parisienne, les Jacob, installée à Nice en 1924, et appartenant à une moyenne bourgeoisie un peu déclassée. Simone Veil dit bien ce qu'elle doit, paradoxalement, à ses parents qui lui ont tant transmis mais qui n'ont pas été là pour voir ce qu'est devenu leur enfant. La guerre et la déportation donnent rétrospectivement une tonalité particulière à ces pages sur l'enfance. Cette famille de Français républicains, laïcs, patriotes, nullement pratiquants, n'est pas épargnée par les persécutions. C'est par un terrible concours de circonstances qu'elle se trouve prise dans la nasse et déportée. Passé par Auschwitz-Birkenau, puis Bobrek, et enfin, face à l'avancée des armées soviétiques, par Bergen-Belsen, où survient la libération, l'auteur relate la vie dans les camps, où le fait d'avoir menti sur son âge lui permit d'être sauvé mais pas d'éviter l'enfer - l'extrême dureté de la vie quotidienne, les violences de toutes sortes. Et surtout la mort des êtres chers : les deux parents et son frère.
Après la guerre, il lui fallu revivre et se réinsérer dans une société choquée par la guerre et incapable d'écouter les déportés. Elle entreprend des études, rencontre et épouse Antoine Veil, qui a "le même profil social et culturel que les Jacob. En 1954, alors qu'elle a un mari et trois enfants, elle se lance dans la vie professionnelle ; elle est magistrat et travaille jusqu'en 1964 dans l'administration pénitentiaire. La politique est déjà présente, mais Simone Veil n'est pas une militante, et elle ne le sera jamais : quoiqu'engagée et pleine de convictions, quoique femme de pouvoir, elle n'est pas véritablement une "femme politique". Malgré le passé douloureux occasionnés par les nazis, ils défendent l'amitié franco-allemande. L'année 1974 marquera une rupture : elle entre dans le gouvernement de Jacques Chirac, sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing. Parmi divers chantiers, le morceau de bravoure, c'est la légalisation de l'avortement. En 1979, elle devient la première présidente du Parlement européen. Le pouvoir comporte ses joies, mais aussi ses amertumes. Elle reprendra sa liberté en 1997, en quittant l'UDF.

Installée au cœur du pouvoir, elle n'en est pas moins critique sur les institutions de la Ve République en particulier. Elle leur préfère le modèle institutionnel allemand. En mars 2007, ont pris fin ses fonctions au Conseil Constitutionnel et, avec elles, son devoir de réserve. Le dernier chapitre, "La lumière des justes", rend un hommage appuyé à Jacques Chirac, qui a, en 1995, reconnu la responsabilité de l'État français, et à la mission Mattéoli (Mission d'étude sur la spoliation des Juifs de France) ; Le livre se termine avec l'évocation de ces derniers combats et de la douceur de la vie familiale aujourd'hui. À la fin du volume figurent un certain nombre d'annexes intéressantes - des discours prononcés en diverses occasions agrémentés de photos.

Critique + et -


Il est sûr que, le modèle et le peintre étant une seule et même personne, le portrait est parfois complaisant. C'est un des dangers de l'autobiographie. Mais quelles sont donc ses idées ? Elles sont somme toute assez constantes. L'élément unifiant l'ensemble est peut-être le désir d'Europe, fondé sur un désir de paix : cette génération veut éviter que ne se reproduise le drame. Jamais ses convictions européennes n'ont fléchi. Elle regrette que les politiciens français prêtent si peu d'attention à la question européenne.
Il y a donc beaucoup à dire sur la cohérence politique ; s'agissant du livre, on peut regretter qu'il demeure finalement peu personnel et qu'il soit écrit dans la perspective de la justification et de la présentation la plus convenable qui soit, pour ne pas dire convenue et officielle. Reste, en revanche, une vraie grandeur, dans le courage et l'engagement.

 

 

 

 

 

Les Treize desserts
De Camille Bordas. Editions Joëlle Losfeld ; 2009. 230 pages. 20,00 €
Résumé:
Inès a quinze ans à la mort de son père, un communiste espagnol exilé dans le sud de la France à la fin de la guerre civile. Elle doit alors quitter la ville Arles, la ville de son enfance, pour s'installer à Paris chez son frère Pablo, de vingt ans son aîné. Elle découvre qu'il vit dans l'opulence et semble se livrer à des activités douteuses... Mais Pablo abandonne très vite son rôle de tuteur et laisse Inès seule face à des désirs et des idéaux dont elle n'est soudain plus si sûre. Elle parcourt les rues de Paris, l'Andalousie de ses origines, le Mexique et finalement les États-Unis, où la conduit son improbable rencontre avec un célèbre musicien


C
ritique + et -


Avec causticité, Inès s'interroge sur les personnages mystérieux de son roman familial dont elle sait finalement peu de chose. Les treize desserts se lit comme une chronique d'initiation qui nous plonge dans le désordre d'une existence traversée par les éclats d'une enfance provençale. Il n'en demeure pas moins que le lecteur a du mal à s'attacher au récit de l'héroïne. Un manque de souffle navrant, lié à une écriture simpliste. Difficile exercice que celui de vivre et de renouer avec les perceptions d'une enfance vécue en pointillés. Rien d'original si ce n'est l'aboutissement du rêve d'une adolescente partie à la recherche d'une histoire d'amour avec sa vedette préféré. Beau scénario pour une émission de réalité show. Cela aurait pu être un beau roman.


Biographie de l'auteur


Camille Bordas
est née en 1987. Les treize desserts est son premier roman.

 



Trois femmes puissantes de Marie Ndiaye. Prix Goncourt 2009.


Editions Gallimard.
2009 ; 316 pages, 19 €.


Livre traitant des femmes & écrit par une femme française d'origine africaine. Une auteure dont le parcours personnel est plus que jamais au centre de l'actualité culturelle et politique de notre pays. La Provence où vivent de nombreuses femmes issues de l'immigration nous donne l'occasion de lire ou relire le dernier prix Goncourt. L'avis d'un homme sur ce récit féminin est instructif. Philippe Calmon s'en est fait le porte-parole.
Résumé
C'est un roman qui se compose de trois histoires indépendantes qui se déroulent entre l'Afrique et la France, avec en fond, les traumatismes de l'émigration et des relations familiales difficiles.


Descriptif


La première histoire concerne Norah, née en Algérie et dont la mère part en France avec tous ses enfants. Le père remmènera uniquement son fils au pays. Norah fait de brillantes études et devient avocate. Elle se marie et a deux filles. Un jour, son père insiste pour qu'elle revienne le voir. S'ensuit la description de difficultés relationnelles avec son père, avec son mari et un combat pour sortir son frère de prison.


La deuxième histoire met en scène Fanta qui vit en France, mariée avec un enfant. Le récit concerne majoritairement son mari qui vit une relation difficile avec Fanta et son fils. Malgré cette situation, il a peur de voir sa femme partir avec l'enfant.
Enfin, la troisième histoire décrit l'émigration forcée de Khady Demba, jeune femme veuve, que la famille fait partir pour avoir une bouche de moins à nourrir. L'auteur relate la vie d'hommes et de femmes réduits à l'état de bêtes affamées et asservies à un certain nombre de personnes qui les exploitent dans leur fuite, quelquefois tout simplement pour survivre eux-mêmes.


Style


Le style d'écriture est assez particulier et quelquefois déroutant, constitué de phrases particulièrement longues, riches de qualificatifs successifs, qui génèrent lourdeur, découragement et acharnement. La construction de la phrase reste parfaite et le style plus académique que poétique. Ce style alambiqué est beaucoup plus présent au début, alors que dans la dernière histoire, les phrases sont plus courtes. Paradoxalement, on passe de situations relationnelles psychologiquement difficiles à la description de comportements de plus en plus malsains.


Critique + et -


Ces trois femmes étaient-elles puissantes ? L'auteur décrit des femmes qui prendraient en main leur destin, quelquefois jusqu'à la mort. Est-ce un livre sur les femmes ? Le roman n'aurait-il pas pu être écrit de la même façon si cela avait été trois hommes ? Plutôt que dire que c'est un roman que je n'ai pas aimé, je préfère dire que c'est un roman déroutant, à la fois par le style et les récits. C'est un roman noir, dans lequel il n'y a pas un seul personnage pour lequel on puisse accorder un peu de confiance, pas d'amitié, pas d'amour, des trahisons répétées, une absence totale de sentiment autre que celui de peur. C'est peut-être justement cela que l'auteur a voulu décrire.


L'auteur : Marie Ndiaye. Née en 1967 à Pithiviers. Elle est l'auteur d'une douzaine de livres - romans, nouvelles, théâtre. Elle a obtenu le prix Femina en 2001, et ses pièces sont entrées au répertoire de la Comédie-Française. Son récent prix Goncourt a fait couler beaucoup d'encre.

 

 

Lisa au pays des cigales Roman pour enfants à partir de 8 ans. Lu et commenté par Alexandrine Calmon, 10 ans.

De Marie Schoepfer. Editions Pietra Liuzzo. 2009. 135 pages, 14,90 €.


Résumé de l'histoire


Une petite fille, Lisa, descend en Provence pour les vacances d'été. Elle commence par visiter Avignon et le Palais des Papes, puis séjourne en campagne. Là, elle vit dans un mas typique de Provence et commence à parcourir les collines environnantes. Elle rencontre un renardeau affamé, qui lui mange ses sandwichs. En fait, elle découvre que sa mère s'est fait prendre dans un piège. Lisa va ramener la mère et son petit dans un hangar, appelle le vétérinaire qui va la soigner et les remet tous les deux en liberté.


Avis personnel - Critique.


J'ai adoré parce que cela parle de la nature, il y a des animaux et surtout cela parle de la Provence, des collines pas loin de chez nous. A conseiller à des enfants qui ne connaissent pas la région.
A 8 ans, il faut un bon niveau de lecture car il n'y a pas beaucoup d'illustrations, mais elles sont très jolies. L'histoire m'a plu et j'ai aimé les côtés aventurier et courageux de Lisa.
Merci Alexandrine, nous sommes certains que ce livre plaira à d'autres enfants de Grambois.


Pour ce faire nous allons inviter Marie Schoepfer à venir le présenter lors de la prochaine édition de la Journée du Livre de Provence.
Pour connaitre l'auteur qui se dit inspirée par le Sud
: cliquez ici

 

 

 

 

Rosa, de Jean-François Botella. Editions Jean-Baptiste. 17 €
Roman biographique présenté par notre amie Mireille Miot.

 


Résumé de l'histoire :


L'auteur conte, sur fond de seconde guerre mondiale, la belle histoire d'amour d'une jeune Polonaise, sa future belle-maman de seize ans, arrachée à sa famille, déportée en Allemagne et dont le destin croise la route d'un prisonnier Français ; Jean-Baptiste.
Le récit entraîne le lecteur dans un long périple chargé d'aventures, partant de la rafle de Sidzina en Pologne, passant par l'humiliation d'Auschwitz, le travail forcé en Allemagne et la cohabitation avec la belle-famille à Pomerols, en France.
Le voyage se poursuit au Maroc par une enrichissante expérience humaine avec les berbères des plateaux de l'Atlas. L'odyssée prend fin à Châteauneuf-les-Martigues, carrefour du destin de Rosa.

 

Avis personnel - Critique:


Un joli livre, très touchant. Une très belle leçon de vie et d'amour. Le conteur nous démontre que malgré les aléas de la vie, il y a toujours un coin de ciel bleu à l'horizon auquel se raccrocher. Un premier roman plein d'espoir et de partage.

 

 

 

 

 

 

 

 

Simone Weil, la quête des racines célestes, par la philosophe Sylvie Courtine-Denamy. Editions Cerf, coll. "La nuit surveillée". 160 p. 18 €

 


Ouvrage, lu et commenté par Marie-Antoinette Vayssettes, membre honoraire de l'APLC, qui aura su retransmettre, à tous les participants, les témoignages de celles et ceux qui tel Le Père Joseph-Marie Perrin, religieux dominicain, ont bien connu la philosophe durant son séjour à Marseille de 1940 à 1942.


Présentation


A l'occasion du centenaire de la naissance de S. Weil, Sylvie Courtine-Denamy interroge la question du déracinement, sujet étonnement d'actualité, dont souffrait la philosophe au cours de ses pérégrinations forcées et rencontres volontaires dans le sud de la France et en Angleterre pour partager les souffrances de ceux que le hasard de la naissance avait moins favorisé qu'elle. Elle y connut la condition ouvrière et agricole et prit racine dans l'inspiration chrétienne.


Résumé de l'histoire 


En 1943, Simone Weil, après avoir pris la route de l'exode vers Marseille, puis celle de l'exil vers New York, a finalement réussi à se faire rapatrier à Londres dans les services de la France libre pour partager le sort de ses compatriotes. Elle y rédige son « second grand œuvre », que sa mort l'empêcha d'achever, « L'Enracinement ». En vue de la réorganisation de la France après-guerre, la philosophe formule un certain nombre de propositions politiques pour remédier à la maladie dont souffrait son époque, le déracinement. Pour porter ce diagnostic, celle qui était trop bien née, voulut se déraciner, partager les humiliations de ceux que le hasard de la naissance avait moins favorisés qu'elle, se frotter au réel. Agrégée de philosophie, elle endura successivement dans sa chair la dure condition ouvrière, puis celle du monde agricole. S. Weil affirmait haut et clair n'avoir aucune racine dans la tradition juive - « on n'hérite pas d'une religion » - même si le régime de Vichy la renvoya à son ascendance. Pourquoi celle qui prétendait être née et avoir grandi dans « l'inspiration chrétienne », le seul réel garant à ses yeux contre le désordre de l'époque, ne parvint-elle pas à franchir le seuil de l'Église, demeurant en attente, incapable pour sa part de prendre racine en ce monde ? Peut-être parce que « seule la lumière qui tombe continuellement du ciel fournit à un arbre l'énergie qui enfonce profondément dans la terre les puissantes racines. L'arbre est en vérité enraciné dans le ciel ».

Avis personnel - Critique


L'effort de l'auteur pour entrer plus pertinemment dans la pensée weilienne est manifeste, même si l'angle d'attaque choisi apparaît un peu réducteur. Comme le souligne la couverture de l'ouvrage, illustrée par la photographie de la carte signifiant l'appartenance de Simone Weil à la « France Combattante », le propos s'articule effectivement sur la dialectique « enracinement » - « déracinement » qui préoccupe la jeune femme lorsqu'elle séjourne à Marseille, et qui se déploie plus particulièrement dans les écrits de la fin de sa vie. Cette confusion semble due à un manque de clarté entre ce qui, dans la lecture de Simone Weil, appartient à l'écriture de l'intime, issue de l'expérience et des questionnements d'ordre mystique, et l'écriture du projet philosophique, destinée à être lue, et mise en œuvre de façon concrète.
La philosophie de Simone Weil est victime de la fascination exercée par la figure contradictoire de cette femme si atypique : le fait n'est pas nouveau. On regrettera toutefois qu'une fois de plus, les commentateurs s'intéressent plus aux contradictions de l'être humain qu'à la cohérence de la pensée... Notamment, aux multiples questionnements sur le rapport dérangeant de cette fille d'Israël à ses origines. Mais sur ce plan, on ne peut que constater que Simone Weil est la propre victime de ses excès, ce qui finalement colle bien à sa personnalité...
Auteur:
Philosophe, traductrice, Sylvie Courtine-Denamy, spécialiste de Hannah Arendt, est chercheur associé à l'EA 4117 (Cultures juives d'Europe et de Méditerranée) et au Centre Alberto Benveniste d'études sépharades et d'histoire socioculturelle des Juifs de l'École pratique des hautes études. Son dernier livre, « Le Visage en question. De l'image à l'éthique », interrogeait la relation d'Emmanuel Levinas à l'art pictural.


Prochaine réunion : vendredi 5 février 2010 à 19h30
la salle du conseil en Mairie.

 

Soirée/lecture de Mai 2009

 

 

 


 


Grambois mai 2009,

Chers amies et amis du Club du Livre de Grambois,

La Journée du Livre à Grambois prévue le samedi 8 août, en pleine fréquentation estivale, est en train de se concrétiser. Grâce à toute l'équipe du bureau mais aussi aux nombreux réseaux associatifs au sein du village et aides individuelles, nous commençons à voir se dessiner une jolie manifestation en l'honneur de la littérature en PROVENCE. Entre nos propres activités, obligations familiales et professionnelles, nous avons pu malgré tout contacter plus de 30 maisons d'éditions installées en région PACA afin d'obtenir leur venue, et le parrainage d'entreprises très orientées sur le savoir-faire provençal. Nous ne chômons pas et toute initiative sera la bienvenue. La perfection ne sera probablement pas au rendez-vous le samedi 8 août mais nous aurons au moins la satisfaction d'avoir fait de notre mieux pour valoriser la beauté historique et architecturale de notre village en faisant s'y déplacer les acteurs essentiels de la littérature régionale.

Le programme des animations de cet évènement vous sera confirmé ultérieurement. Nous pouvons déjà vous annoncer la participation exceptionnelle de l'écrivain régionaliste, nationalement connu, le père de l'inspecteur Laviolette et l'ami de GIONO, Monsieur Pierre Magnan. Mais bien d'autres rencontres et découvertes se préparent à l'horizon. Nous vous tiendrons, bien entendu, informés.

Merci à tous pour votre soutien amical.

Corinne Lefort

Présidente de l'APL&C de Grambois en Provence.

 

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COMPTE RENDU DE LECTURES EN FRANCAIS DU VENDREDI 1er MAI 2009



Pierre Graille, notre illustre santonnier et conteur incomparable, nous a fait passer deux livres qu'il a appréciés tout particulièrement, admirablement illustrés par Bernard Caramante.


                                  

 

Editions Equinoxe. 144 pages. Prix EUR 28, et 28,50 €

LE LAVOIR et LA FONTAINE, objets en pierres du patrimoine Provençal. A l'heure où l'homme se penche sur son passé et cherche ses racines, le besoin en eau de la planète requiert plus que jamais de l'attention pour l'inventivité créatrice de nos ancêtres. Le bâti de ces sources où se partage l'eau publique, devint lieu de rencontre et d'échange populaire agrémenté de musique aquatique et du chant des femmes frappant leur linge. Grambois, heureux village, aux multiples sources et fontaines en offre le parfait exemple.

 

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Notre amie, Geneviève Chaignot, trop rare aux soirées du club, nous recommande de chiner ou de se faire prêter le livre paru en 1981 chez Edisud La Provence de Bosco de Georges Raillard dans lequel le biographe et chercheur universitaire, conte les étapes provençales de la vie et de la création d'Henri Bosco, grand écrivain natif d'Avignon, amoureux des villes de méditerranée mais aussi des campagnes désertées des hauts plateaux de Provence. Le village de Sivergues à proximité de d'Apt servit de lieu d'inspiration pour son roman Le Trestoulas "C'est bougrement perché Sivergues ! et perdu au diable...".

 

 

 

 

 


Henri Bosco aima séjourner dans le Luberon. En 1920, il participe aux côtés de l'industriel lyonnais Robert Laurent -Vibert, propriétaire des usines Pétrole Hahn, à la sauvegarde et au rachat du château de Lourmarin, vendu aux enchères et heureusement sauvé des griffes d'un entrepreneur qui désirait la démolir afin d'en récupérer les pierres. Décédé en 1976, Henri Bosco demanda dans ses dernières volontés d'être inhumé au cimetière de Lourmarin.

Ses romans pour adultes ou pour enfants constituent une évocation sensible de la vie provençale A lire ou à relire : L'âne culotte, Malicroix, L'enfant et la rivière, L'homme de Sivergues qui demeurent des succès de librairie.

 

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   Du fond du Cœur, Rimes de Provence de Lu de Grambois.

                                   Recueil de Poèmes composés par Lucien Pourchier, surnommé Lu de Grambois.

Edition privée. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lucien Pourchier ( 1901-1997 )



Quelle jolie découverte que celle des rimes sur la Provence de Lucien Pourchier. Edmée, la mémoire vivante du village et Martine, la petite-fille du poète, nous ont fait l'amitié de venir nous présenter le chantre de Grambois et le parent admiré. Homme simple, valeureux, amoureux de la terre et de son village, ses vers résonnent encore aujourd'hui dans le vaste Luberon où la nature, au fil des saisons, accompagne les étapes de la vie. Avec Lu, les mots prennent racines, les fleurs et les champs se parent de couleurs et de parfums. Les rimes comme les ans marquent les moments forts de l'existence.




 

 

Merci Lucien

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Frank D'Amato, membre de notre club et président du syndicat d'initiative de Grambois a souhaité nous lire sa prose ETAT D'ÂNE, poème inspiré par la nostalgie d'une époque encore peu éloignée, qui commémore la présence d'un paisible petit âne sur le pré broussailleux du futur Lycée VAL Durance à la Tour d'Aigues. Métaphore d'un changement de vie qui n'a pas épargné la Provence et les beaux villages du Luberon. Ces rimes nous rappellent aussi notre responsabilité dans la transmission d'un savoir, d'un style de vie et pourrait se référer à la célèbre phrase de Saint Exupéry  ‘On n'hérite pas de la Terre de ses ancêtres, on l'emprunte à ses enfants...'

Pour ceux qui aimeraient retrouver ces petits ânes gris et souhaitent les faire découvrir à leurs enfants et petits-enfants, vous pouvez contacter le centre Balad'ânes à Pertuis dont voici les coordonnées :

A Pertuis, les Balad'ânes du Luberon propose des sorties privilégiées avec l'âne Papillon.

Bonne promenade.

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Michèle Petit a su quant à elle nous transmettre son dernier coup de cœur littéraire en présentant

 

 

 

 

 

 

 

le roman historique de Lucien Vassal : La Colline aux Genets, paru aux Editions Tacussel. 370 pages. Prix EUR 18 €

Native de Marseille, Michèle a aimé retrouver dans ce roman la ville de son enfance, un Marseille qui vivait au rythme des quartiers, ayant chacun d'entre eux une existence propre à sa localisation géographique et à ses origines culturels. Anticipation poétique des changements structurels qui vont, au fur et à mesure des dernières décennies, séparer irrémédiablement les paysages des collines alentours, couvertes de genets, à ceux des quartiers nord de Saint Antoine, la Viste, là où vivait l'auteur Lucien Vassal. Si l'on peine à pénétrer dans l'histoire, bien vite cependant le roman prend de l'amplitude en juxtaposant les conflits naissants de la fin du XXème siècle au quotidien des habitants d'une ville, tout juste sortie de la seconde guerre mondiale. Là, le Maire communiste ; Jean Cristofol, rationnent les produits de première nécessité, la vie  politique y est toujours mouvementée et à l'école les petits provençaux côtoient les jeunes issus de l'immigration d'alors, les Italiens, les Arméniens et les Espagnols. L'intérêt supplémentaire de ce roman, quelque peu nostalgique, réside aussi sur les soubresauts de la Quatrième République, mêlés à la vie des gens simples parfois rebelles, aux grands événements de l'Histoire conférant une part mystérieuse à la ville aux multiples facettes.

A lire face au vieux port, un brin de genet dans la bouche.

Retenu, pour concourir au prix APL&C de Grambois 2009.

 

 

 

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LA PROCHAINE REUNION MENSUELLE DU CLUB DU LIVRE AURA LIEU LE VENDREDI 12 JUIN 2009 A 20h00 AU PRESBYTERE.

L'annonce de la venue, le vendredi 12 juin, de la présentatrice de télévision, Eve Ruggieri, invitée par la municipalité de Grambois à venir présenter et dédicacer son dernier livre sur Pavarotti, amènera le club du livre à profiter de cet évènement pour faire connaître son existence au plus grand nombre en leur distribuant des formulaires d'inscription.


D'ICI LA, BONNES LECTURES A TOUTES ET A TOUS.

 

Soirée/lecture du 3 Avril 2009


COMPTE-RENDU DES LECTURES PRESENTEES LE VENDREDI 3 AVRIL 2009

AU COURS DE LA SOIREE DU CLUB DU LIVRE DE GRAMBOIS

 

A NOTER SUR VOS AGENDAS :

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Lors de sa soirée du vendredi 3 avril, le club du livre a reçu la visite de Monsieur René-Pierre Molina, agent de la très médiatique Eve Ruggieri, journaliste et animatrice de l'émission de TV Musiques au Cœur diffusée sur France 2. Personnalité bien connue du grand public, Eve Ruggieri est également organisatrice des festivals d'opéras d'Antibes et de Lacoste où elle retrouve chaque année le célèbre couturier Pierre Cardin, lui-même propriétaire depuis 2001 du château historique du marquis de Sade.

Eve Ruggieri est invitée par Monsieur le Maire, Alain Feretti et le conseil municipal à venir le 12 juin à Grambois. Elle y présentera et dédicacera son ouvrage sur Luciano Pavarotti. Les membres de l'association du patrimoine littéraire et son club du Livre, récemment informés de cette visite, ont à leur tour demandé à la librairie Mot à Mot de Pertuis de pouvoir participer à cette signature en étant le référent local pour la mise en place des ouvrages.

En conséquence, profitant de cet évènement, le club du livre décalera sa réunion mensuelle de juin au vendredi 12 à 20h00 faisant ainsi directement suite à la manifestation de Mme Ruggieri. Le lieu sera ultérieurement indiqué.


Livres Français


Premier livre de notre soirée Tout l'Humour du Luberon. Déjà évoqué dans nos bulletins précédents, Jean-Claude Rey  fut le conteur facétieux du Luberon. Ces historiettes riches d'une oralité provençale furent publiées en 3 tomes. L'écrivain, fut aussi journaliste au Méridional et chroniqueur sur France Bleu. Il est hélas décédé le 30 août 2007 à Pertuis. Il aura écrit une trentaine d'ouvrages mais aussi veillé des soirées entières pour conter ses histoires issues de son enfance ou piochées dans les villages alentours.


 

 

 

 

 Editeur : Autres Temps. 233 pages. 18 €

 

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 Le second ouvrage,          Albert Camus, René Char. Correspondance 1946-1959

 Dès leur première rencontre, en 1946, ils se reconnurent. Derrière eux, il y avait la guerre, la Résistance, et engagements d'avant-guerre. Ils appartenaient à la même espèce d'hommes. De ce passé, des combas tmenés, et de ceux à mener encore naquit un respect mutuel sur lequel s'épanouit une profonde amitié.La correspondance d'Albert Camus et René Char suit le lien précieux que l'écrivain et le poète développèrent au fil de leurs écrits respectifs, de leurs doutes, de leurs succès, de leurs préoccupations. Tout deux se tiennent au courant de leurs travaux, s'envoient ou se font envoyer leurs manuscrits à peine achevés, se dédicacent leurs livres.Il tient dans ces gestes non seulement une admiration réciproque, mais aussi et surtout le sentiment de maintenir le cap dans la même direction.Si l'un comme l'autre demeure le plus souvent laconique sur les difficultés qu'il rencontre, pour ne pas « encombrer » l'autre, ni alourdir un quotidien qu'il sait déjà chargé, l'ami vient rappeler sa présence, demander des nouvelles, renouveler sans cesse son soutien. Leur commune délicatesse est exemplaire.

Malgré la pudeur, lorsqu'avec le temps les soucis deviennent trop pesants, et qu'avec le temps aussi la confiance et l'estime se renforcent encore, ils s'épanchent plus longuement. Leur correspondance en devient extrêmement attachante. La figure de Char se dessine à travers ses lettres de façon progressive. Colosse qui sait si bien se défendre (comme on peut le voir à travers les aventures littéraires de l'époque) et qui a souvent l'air de « protéger » un Albert Camus en proie à la maladie aussi bien qu'aux attaques virulentes, notamment de Jean-Paul Sartre. Quant à Camus, malgré l'anxiété permanente, et souvent pire, il ne lâche rien de son amour de la vie, de son humanisme.

Enviable amitié :

« Un peu, où êtes-vous, cher Albert ?
J'ai la sensation cruelle, tout à coup, de vous avoir perdu. Le Temps se fait en forme de hache.
A quand ? »
(carte postale de René Char, le 14 septembre 1957).

Réponse de Camus :

« Plus je vieillis et plus je trouve qu'on ne peut vivre qu'avec les êtres qui vous libèrent, et qui vous aiment d'une affection aussi légère à porter que forte à éprouver. (...) C'est ainsi que je suis votre ami, j'aime votre bonheur, votre liberté, votre aventure en un mot, et je voudrais être pour vous le compagnon dont on est sûr, toujours. »
(17 septembre 1957).


Mais c'est aussi à l'amour de la lumière du sud que les deux hommes se sont reconnus. L'un né en Algérie ne se fera jamais à Paris, l'autre natif de l'Isle-sur-Sorgue n'aura de cesse d'y revenir. C'est là-bas dans le Vaucluse qu'ils partageront et assouviront leurs besoins de soleil et de grands espaces.
René Char y invitera systématiquement Albert Camus et cherchera pour lui une maison à acheter dans la région.

Edition établie, présentée et annotée par Franck Planeille.
Editions Gallimard, 263 pages, 20 €

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Autre moment dédié au poète René Char : celui consacré à son livre

 

Lettera amorosa

 

A l'occasion du centenaire de la naissance de René Char, les éditions Gallimard on publié ces livres et manuscrits rares en collection de poche. Dans ce petit livre mince au bleu brillant sont réunies deux versions illustrées du poème Lettera amorosa de René Char (1907-1988).
La première, rédigée en 1952, est accompagnée de seize œuvres de l'artiste dada Jean Arp, papiers de couleurs coupés et collés, parfois peints à la gouache. Ce manuscrit, par endroits raturé, est une première ébauche du texte.
En 1953, René Char rédige une deuxième version. Dix ans plus tard, Georges Braque l'illustrera.
Le poète et le peintre mèneront cette entreprise avec une passion et un soin partagés.
Au fil de la lecture, sur une mise en page délicate, on admire les merveilleuses lithographies de Braque : le profil d'une femme, celui d'un couple, des motifs animaux et végétaux poétiques, dans une palette de violets, verts, jaunes, bleus splendides et lumineux.
De la très belle matière à rêver autour d'un texte magnifique.

Parfois j'imagine qu'il serait bon de se noyer à la surface d'un étang où nulle barque ne s'aventurerait. Ensuite, ressusciter dans le courant d'un vrai torrent où tes couleurs bouillonneraient.

Nos paroles sont lentes à nous parvenir, comme si elles contenaient, séparées, une sève suffisante pour rester closes tout un hiver ; ou mieux, comme si, à chaque extrémité de la silencieuse distance, se mettant en joue, il leur était interdit de s'élancer et de se joindre. Notre voix court de l'un à l'autre ; mais chaque avenue, chaque treille, chaque fourré la tire à lui, la retient, l'interroge. Tout est prétexte à la ralentir.
Souvent, je ne parle que pour toi, afin que la terre m'oublie.

Ce n'est pas simple de rester hissé sur la vague du courage quand on suit du regard quelque oiseau volant au déclin du jour.


Illustrations de Georges Braque et Jean Arp
Poésie/Gallimard, 6 €

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L'histoire de Grambois éditée en 2 volumes a été rappelée à l'ensemble des participants. Ces ouvrages publiés grâce à l'office de tourisme seront mis en avant lors de notre Journée du Livre de Grambois le 8 août prochain.

Pour mémoire :

Histoire de GRAMBOIS Tome I
Auteur GARCIN André Maurice, 200 pages,

16.00


Village pittoresque et accueillant du Pays d'Aigues, perché à 370 m sur un coteau escarpé, Grambois, classé village fleuri, est inclus dans le Parc naturel régional du Luberon.
L'histoire de Grambois, parue en feuilleton dans le Mercure Aptésien entre 1907 et 1908, est aujourd'hui livrée intégralement à la curiosité du lecteur et agrémentée d'annexes.
Elle révèle l'ancienneté des premières traces d'occupation, à l'époque romaine, sur cet admirable site défensif qui verrouille la vallée de l'Èze. Possession des Comtes de Forcalquier, puis de Provence, c'est tout naturellement que le bourg médiéval devint Forteresse de Provence à la fin du XIVe Siècle. Ce sont toutes les péripéties que connut le village qui sont évoquées: Calamités de l'automne du Moyen-âge et des Guerres de Religion, luttes entre la communauté et ses seigneurs, jusqu'aux secousses des premières journées révolutionnaires.

 

Histoire de Grambois Tome II, de la Révolution à nos jours : Ecrit par Émeric Dumont ; 18 €


Suite de la première monographie écrite par André-Marius Garcin de 1882, ce second tome de l'histoire de Grambois est le fruit de trois années de recherches.
Au travers du tome II de l'Histoire de Grambois, Emeric Dumont reprend le récit d'André-Marius Garcin là où l'érudit l'avait arrêté.
Faire revivre ses écoles et ses cercles républicains, raconter l'origine des noms de lieux de la commune, évoquer sa lente transformation au travers de ses monuments emblématiques et bien d'autres choses encore, telles étaient ses ambitions et il y est parvenu, non sans mal, surmontant les embûches jalonnant ses recherches. Ce véritable travail de mémoire est, sous une forme ou sous une autre, la préservation d'un patrimoine culturel.
Titre des principaux chapitres : Un village du pays d'Aigues (présentation géographique et géologique) - Les noms de lieux à Grambois - La Révolution (1789-1795) - 450 ans de vie scolaire (avec un exceptionnel encart photographique) - Cafés et cercles républicains - Deux siècles de politique au village (tableau des maires et de la population) - Eaux et fontaines - Améliorer et embellir le village - La Première Guerre Mondiale - La Seconde Guerre Mondiale - Une terre de poètes.

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Vincent Van Gogh séjourna vingt-sept mois en Provence, de février 1888 à mai 1890. Il adressa principalement ses lettres à son frère Théo. Au jour le jour, elles expriment ses pensées sur l'Art, parlent de son travail de peintre. Un travail forcené : en deux ans il fit 200 tableaux et 100 croquis. Tout comme ses tableaux, sa correspondance, une des plus intéressante de l'histoire de l'Art, exalte les couleurs, décrit les paysages, raconte Arles, Saint-Rémy, ses visites aux Saintes-Maries-de-la-Mer ou à Montpellier... À travers le temps, dans sa gloire devenue universelle, Vincent, ce fulgurant génie méconnu et incompris de son vivant se confie à nous comme il se confiait à Théo, comme un frère à ses frères humains. Bouleversant.


 

 

Lettres de Provence de Vincent Van Gogh. 192 pages, 15 €,

Editions Aubéron

 

 

 

 

 

 

 

 A figurer dans la liste des livres retenus pour LE PRIX

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Avec Camus : Comment résister à l'air du temps de Jean Daniel.

157 pages ; Editions Gallimard ; 9,50 €


Comment expliquer la stupéfiante pérennité d'une œuvre, celle d'Albert Camus, que personne, pendant longtemps, ne songeait à placer parmi les plus grandes. Un journaliste qui n'a cessé de réfléchir sur la philosophie de son métier, Jean Daniel, grâce au souvenir de ses rapports avec l'auteur de L'homme révolté et après une relecture de l'œuvre entière à la lumière des urgences contemporaines, propose de découvrir chez Camus une véritable éthique du journalisme devenue indispensable pour échapper au règne de l'air du temps.

Biographie de l'auteur
Ecrivain et journaliste, Jean Daniel est l'éditorialiste du Nouvel Observateur qu'il a fondé en 1964.

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L'âme de santons de Jacques Bonnadier et de Louise Amphoux L'argile de Provence, terre rouge, douce etile. Et grâce à eux, par eux, cette argile est devenue parole.

63 pages Editeur : Jeanne Laffitte; Ancien, difficile à trouver.




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Le voyage d'un peintre chinois en Provence par Ji Dahai.

Pour se délecter et observer d'une façon nouvelle et rafraichissante les paysages qui nous entourent, l faut partir sur les routes du plateau de Valensole, des Mées, de Gordes et du Ventoux en suivant les tracés élégants et gracieux laissés par le pinceau d'un artiste chinois, provençal d'adoption.

 

         Editions Ouest France, 144 pages, 35 €

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                

 

    A figurer dans la liste des livres retenus pour le PRIX

 

 

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  Et n'oubliez pas de vous procurer EN KIOSQUE ou au café Dol le magazine

 

 


 L'Accent de Provence vous entraîne sur les chemins de Provence à la découverte de tout ce qui fait la richesse de notre région : patrimoine, histoire, culture, traditions, artistes, art de vivre, recettes, découvertes.

Jacqueline Brotte, la rédactrice en chef, conte L'histoire - la petite et la grande - la culture, les traditions, dont la Provence est si riche. Mais aussi les artistes, de la région ou inspirés par elle ; Conseils pour un art de vivre et bonnes adresses : grandes maisons et petites auberges de charme ; la gastronomie, dans la plus pure tradition ou à travers les recettes nées de l'inventivité des chefs ; les livres consacrés à la Provence ; l'agenda des manifestations, expositions, spectacles, foires et marchés. pour prévoir vos loisirs sur les deux mois qui viennent.

L'Accent de Provence pour aimer la Provence. Ce mois-ci évoque :


  • Chartreuse de Valbonne

  • Barbentane

  • Le tremblement de terre de 1909

  • Monticelli

  • Le Musée Vouland

et

  • Les 700 ans des papes d'Avignon















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Journée du livre de Provence à Grambois 2010

 

 

 Le dimanche 8 août  2010 s'est déroulée la 2ème édition de La Journée du Livre de Provence à Grambois en

 Luberon avec la  participation de près de 50 éditeurs régionaux et libraires  venus présenter toutes les couleurs de la

 Provence et le thème de la Femme choisi cette année par l'Association du Patrimoine Littéraire et Culturel de

 Grambois. 

 Par une belle journée de plein été, plus de 2000 visiteurs ont fréquenté cette manifestation, animée par des

 conférences, des ateliers créatifs pour les enfants, des conteurs, des musiciens et de nombreux auteurs venus

 dédicacer les oeuvres.

  

                                                                           

 

 

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6 Février 2009 Causerie de l 'écrivain Jacques BONNADIER


Lors de notre réunion du 6 février 2009, M. Jacques Bonnadier était notre invité pour une causerie publique sur le thème de ses livres : l'olivier, l'huile d'olive, l'aïoli. Poèmes, extraits musicaux et déclamations théatrales emportèrent les esprits vers les senteurs et les paysages méditerranéens. L'homme est un fin connaisseur de cet art de conter propre à la Provence.

J. Bonnadier est né à Marseille en 1938, depuis 1960 il a entrepris une carrière de journaliste à Marseille,
au Provençal, à Viva, tout en collaborant au journal La Croix pendant plus de 17 ans. Il a également animé et produit des émissions de télévision (FR3) ou de radio (Radio France). Sa passion pour la culture provençale lui permet de publier aux Editions Barthélemy Cantate de l'huile d'olive ; Le Roman de la sardine ; Marseille raconté aux enfants et un peu aux parents.

 

 

 

En cette soirée du club du livre, au presbytère de Grambois, J. Bonnadier a tenu absolument sous le charme un auditoire d'environ 25 personnes, par son humour, sa simplicité, et son immense connaissance de son sujet.


Voici quelques extraits de deux livres dont il nous a fait des lectures,

Fleurs d'Olivier, une Anthologie Littéraire et Poétique (J. Bonnadier et J. Pacini, 2004), et Petit traité amoureux de l'Aïoli (J. Bonnadier, 2007).







Une recette :
- Voilà, tu prends une belle olive et tu la mets dans un zizi...
- Pardon, qu'est-ce que c'est un zizi ?
- C'est un petit oiseau dans le genre du becfigue. Alors, tu mets l'olive dans le zizi, le zizi dans une grive, la grive dans un merle, le merle dans un perdreau, le perdreau dans un beau poulet bardé de lard et tu ...
- Dis donc, c'est un plat cher !
- Pas à Marseille. Y'a tellement de gibier, on sait pas quoi en faire !
- Et après ?
- Après, tu fais cuire au four à petit feu pendant cinq heures. Tu flambes au cognac, c'est prêt ! Tu défais le poulet, le perdreau, le merle, la grive, le zizi et tu manges l'olive... Alors là ! tu n'as jamais goûté une olive comme celle-là !
- Et le reste ?
- Le reste, tu le jettes... Je te l'ai dit, Juan, à Marseille, y'a trop de gibier !...
(Ma Provence en cuisine, France-Empire)

Un proverbe :
Quiconque mange des olives
Chaque jour de la saison
Vient aussi vieux que les solives
De la plus solide maison.

Un adage :
Lorsqu'on fait la salade, celui qui met le sel doit être un sage ; celui qui met le vinaigre, un avare ; celui qui met l'huile, un prodigue.

N'est-ce pas à fondre ? :
Souvent je m'adresse à l'un de mes oliviers, au début d'une rangée. Je lui dis quelque chose de gentil, je le félicite et j'ajoute : « Fais passer ! »
Edith Bézy-Watton-Chabert, oléicultrice, propriétaire avec sa famille
du Moulin du Mas de Vaudoret
13890 MOURIÈS
Tél. : 04 90 47 50 13
Fax : 04 90 47 63 72
Site INTERNET: http://vaudoret.free.fr

Une leçon de vie :
Sur la vie
La vie n'est pas une plaisanterie
Tu la prendras au sérieux,

Comme le fait un écureuil, par exemple,
Sans rien attendre du dehors et d'au-delà
Tu n'auras rien à faire d'autre que de vivre.

La vie n'est pas une plaisanterie
Tu la prendras au sérieux,
Mais au sérieux à tel point,
Qu'adossé au mur, par exemple, les mains liées
Ou dans un laboratoire
En chemise blanche avec de grandes lunettes,
Tu mourras pour que vivent les hommes,
Et tu mourras tout en sachant
Que rien n'est plus beau, que rien n'est plus vrai que la vie.

Tu la prendras au sérieux
Mais au sérieux à tel point
Qu'à soixante-dix ans, par exemple, tu planteras des oliviers

Non pas pour qu'ils restent à tes enfants
Mais parce que tu ne croiras pas à la mort
Tout en la redoutant
Mais parce que la vie pèsera plus fort dans la balance.
Nazim Hikmet, poète turc (1902-1963)







Une définition :
Le châtaigner est l'arbre de l'avoir ;
l'olivier est l'arbre de l'être.
J-P. Poletti, chanteur-compositeur corse

Un constat :
Il vaut mieux rire à Cadolive
en mangeant des olives
que souffrir à Paris
en mangeant des perdrix.

Et pour l'aïoli !

Autour d'un ailloli bien monté et odorant
et roux comme un fil d'or,
où sont, répondez-moi,
les hommes qui ne se reconnaissent point frères ?
Frédéric Mistral


L'Aioli grise légèrement :
il engourdit les membres de façon délicieuse,
sature le corps de chaleur
et baigne l'âme d'enthousiasme :
aussi le mange-t-on de préférence
lorsqu'on n'a pas grand-chose à faire.


Jeanne Mellier-Espérandieu alias Mme de Flandreysy,(Valence, 1874- Avignon, 1959); Femme de Lettres et créatrice du Musée de l'Humanisme méditerranéen en Avignon.








Liturgie
Et maintenant, silence ! Que nulle parole ne vienne troubler le rite quasi sacramentel du tournage de l'aïoli ! Surtout pas de parlotes radiophoniques, d'informations ni de débats. Tout juste un peu de musique. Mais pas n'importe laquelle ! Du Bach, par exemple. Tenez ! L'allegro du Concerto italien en fa majeur BWV 971, ou le capriccio de la Partita n°2 en ut mineur BWV 826. Le swing du cantor colle tout à fait au rythme naturel du monteur d'aïoli ; mieux que la java marseillaise ! Essayez, vous verrez !... Et surtout, que personne ne vienne mettre son grain de sel, me demander si tout va bien, encore moins « taster » d'un index inquisiteur la préparation en cours. Ma petite liturgie aïolique ne s'accommode d'aucun acolyte. Unique célébrant du mystère, je suis tout à mon office, entièrement concentré sur la tâche à accomplir.

Longue conservation
Sous l'ancien régime, on assurait que l'ail faisait vivre vieux. Un Marseillais, Annibal Camous, qui mourut à 104 ans, assurait que c'était la consommation quotidienne de l'ail et hebdomadaire de l'aïoli qui l'avait maintenu si vieux et si brillant. Son fils mourut à 80 ans. Le père s'attrista :
Ah ! je l'avais bien dit qu'il ne vivrait pas vieux. Le pauvre petit n'aimait pas l'ail.
J.-N. Escudier, La véritable cuisine provençale et niçoise


 

Un grand merci, Jacques Bonnadier, pour l'excellente soirée que vous nous avez fait passer en votre compagnie !

 

 

Soirée/lecrture de décembre 2008

La première réunion du club de lecture de Grambois s'est tenue le vendredi 5 décembre 2008. Comme à chaque rencontre, nos membres ont aimé présenter leurs derniers coups de cœur littéraires, commenter et échanger sur les auteurs et leurs ouvrages. Certains vinrent pour écouter de la poésie, d'autres simplement pour s'informer sur les dernières parutions et manifestations littéraires en Provence.
Tout ne sera pas parfait. Erreurs de syntaxe, petites coquilles d'orthographe, compte-rendu tardif et décalé.
Bref
Aux ronchons, prière de nous excuser

 

InnocentInnocent

 

René Char, Œuvres complètes, éditions Gallimard, «Bibliothèque de la Pléiade», Paris, 1983, édition revue en 1995, introduction de Jean Roudaut.

Prix EUR 55,58

 

 

 

 

 

 

 

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