journée du livre

Soirée lecture du 7 janvier 2011

                                             

                                                 COMPTE RENDU DE LA REUNION DU CLUB DU LIVRE DU 7 JANVIER 2011

 

                                                    

Sont excusées : Marie- Antoinette, Edmée, Michelle, Yvonne, Jean-Claude.

Une nouvelle amie lectrice, Nanou Guillon, participe pour à notre réunion présidée par Corinne.

Chantal et Pierre nous accueillent chaleureusement chez eux.

Le débat au sujet d’une journée poésie suscite beaucoup de réactions, certaines favorables, d’autres non.

     Philippe se propose d’élaborer un projet en démarchant les écoles et collèges de La Tour, de Vaugines et Cabrières, de La Bastide des Jourdans. Il  demande de l’aide pour ces prospections.Comme l’an passé, le concours serait ouvert aux adultes. Le thème de la nature a été suggéré par Philippe     et  Michèle nous a trouvé un bel intitulé « Poésie sous le Chêne ». Philippe pense que le Samedi 25 juin -avant le début des vacances- peut être plus favorable pour motiver et rassembler plus de participants.Robert pense qu’on pourrait d’abord essayer de « réveiller » Grambois en instaurant une sorte de petite    publication sur la poésie et la littérature pour sensibiliser tous les Gramboisiens. Corinne relève que l’organisation pesante d’une telle manifestation ne peut être assumée par seulement 3 ou 4 personnes : il faudrait que tout le club participe. La polémique fait rage pendant quelques instants et nous restons sur les propositions de Philippe qui va avancer le projet avant que le club prenne la décision de cette manifestation.

Wendy a présenté La Maison de la Mosquée de Kader Adbolah traduit du néerlandais et paru chez Gallimard en 2008  475p  23€50

 

 

    L’auteur Kader Abdolah est Iranien. En 1988, pendant la révolution, il a obtenu l’asile politique aux Pays-Bas. Auteur néerlandais, sa langue   d’adoption, il jouit d’une grande popularité aux Pays-Bas et tient notamment une chronique dans le quotidien « De Volkrant » qui correspond au «   Monde ». Ceci est son 4ème livre. Il a d’abord publié 2 livres en persan et a travaillé comme journaliste dans un journal d’opposition en Iran.

L’histoire : vaste demeure séculaire attenante à la mosquée de la ville, la maison des « cousins, Aga Dan, le riche marchand de tapis et chef du bazar, Alsabéri, l’imam, et Aga Shodja, le muezzin, symbolise l’harmonie de la société persane reposant sur un islam modéré et sur une socle de mythes et de récits millénaires empreints de sagesse. Mais lorsque l’Iran se transforme en un guêpier de valeurs américaines, intégristes et communistes, la maison est bientôt gagnée par ce désordre nouveau. En effet, tout change quand, à la mort d’Alsabéri, son gendre Galgal occupe la charge d’imam vacante. Adoptant aussitôt une attitude arrogante, il enferme sa femme, propage un islam intolérant et poussent les fidèles de la mosquée à faire sauter le cinéma de la ville qui doit être inauguré par l’épouse du Shah. Puis il devient le bras droit de Khomeyni et contribue à l’implantation du nouveau régime à grand renforts d’exécutions. S’il condamne les dérives du fanatisme, ce roman sur les errements de l’Iran au XXème siècle ne néglige aucune des multiples facettes de ce pays, et, à travers d’innombrables personnages, témoigne tout autant d’une société attachée à son histoire, à sa culture, à un islam modéré et sage, une société vivante et moderne. Ceci est une grande fresque romanesque à la fois politique et d’une force poétique indéniable.

Le témoignage de Wendy : « Pendant mes études à l’école de journalisme, entre 1976 et 1979, j’avais comme voisin de cours, un jeune Iranien, Aga Etamaad, dont le père était ambassadeur de Perse à La Haye. L’Iran lui manquait beaucoup ; il m’a souvent raconté son pays si beau et la liberté accordée aux femmes. Sa famille n’était pas très religieuse. Je lui posais toujours la même question : « et la police secrète du Shah ? Et que se passe-t-il dans les campagnes ? Pourquoi Farah Diba n’est-elle populaire que dans les grandes villes ? ». Il ne pouvait pas me donner la bonne réponse car sa famille était naturellement très privilégiée dans le milieu diplomatique. Il me disait que j’avais une mauvaise idée du Coran dont la poésie est remarquable. A la lecture de ce livre, j’ai peu à peu compris ce que Aga voulait dire d’autant que le roman est basé sur des évènements historiques. L’auteur nous raconte en effet simplement la vie d’une famille avant et pendant la révolution. Pour moi, tout était enfin en place. Car après la chute du shah en 1979, Khomeyni a rappelé tous les ambassadeurs à Téhéran. Aga et sa famille ont obéi, malgré l’avis du gouvernement hollandais et on n’en a plus parlé… Le Corps Diplomatique Hollandais a essayé de retrouver la trace de la famille de mon ami pour leur accorder l’asile politique mais sans résultat, ils ont été exécutés. Maintenant je comprends ce qui s’est passé. Le père travaillait pour le Shah et la famille était connue pour n’être pas très religieuse. Les têtes sont donc tombées, comme toutes les autres, sans procès. »

Mireille nous présente un livre de philosophie Que suis-je et si je suis, combien ? Voyage en philosophie de Richard David Precht traduit de l’ allemand chez Belfond 2010  21€50

  

 

    Un livre phénomène, vendu à plus d’un million d’ex. en Allemagne. A la fois drôle et érudite, divertissante et cultivée, une extraordinaire initiation à la philosophie, ou comment un jeune et brillant philosophe allemand dépoussière les classiques. De Descartes à Freud en passant par Star Trek et les Monty Python, jamais vous n’auriez imaginé si réjouissante approche de la philosophie.

Inspiré des trois questions kantiennes (que puis-je savoir ? que dois-je faire ? que m’est-il permis d’espérer ?), cet essai est une invitation à réfléchir par soi-même en revisitant les notions fondamentales que sont la vérité, la connaissance, la mémoire, la religion, la justice ou le bonheur. Mêlant les disciplines, ajoutant anecdotes personnelles et références inattendues, l’auteur nous guide avec esprit à travers le continent du savoir, à la découverte de nous-mêmes. Chemin faisant, il convoque aussi bien Nietzsche, Schopenhauer ou Darwin que Louis Armstrong, nous entraîne dans les îles grecques pour évoquer Socrate, cite les Beatles pour parler d’anthropologie ou Tolstoï pour nous initier au sens de la vie. Un voyage aussi enrichissant qu’amusant.

Mireille a lu aussi La carte ou le territoire de Michel Houellebecq chez Flammarion Goncourt  2010  22€

 

 

  

   Le livre est divisé en trois parties

1ère partie : Elle tourne essentiellement autour de l’exposition de Ted Martin à partir de photographies de cartes Michelin -qui lui semblent plus parlantes que les photos qu’il avait prises des mêmes sites- et de ses amours avec Olga, belle Russe travaillant pour Michelin. Celle-ci disparaît du paysage en partant pour Moscou en cette fin de 1ère partie.

2ème partie : Ted décide de faire une nouvelle exposition. Cette fois-ci il s’agit de peinture. Ted représente des personnages dans l’exercice de leur métier. La « Série des métiers » va rendre Ted très riche. L’exposition est parrainée par …Michel Houellebecq et cette partie est essentiellement consacrée aux rapports entre Ted et Michel Houellebecq.

3ème partie : C’est peut-être la plus intéressante ; elle relate la mort du père de Ted qui décide de se faire euthanasier et l’assassinat de Michel Houellebecq. La tête de MH et la tête de son chien sont déposées sur des meubles et des lambeaux de chair et des morceaux d’os déposés autour forment un décor sinistre. Ted va être interrogé par la police et donne 2 indices : la disposition du corps fait penser au peintre Jackson Pollock et le tableau que Ted a offert à M.H. écrivain cote 90 000€ a disparu. Le meurtre sera finalement élucidé par hasard.

Le livre se lit facilement mais dixit Mireille, « je ne comprends pas son intérêt. » Dès la page 23, M.H. parle déjà de lui et les 2 dernières parties lui ont presque entièrement consacrées. Le roman est persillé de réflexions « vaches » sur des gens connus et plus étrange, il y a des digressions techniques sur les mouches notamment…

Mireille demande la controverse et nous attendons d’autres commentaires.

Philippe revient sur Sœur Emmanuelle Confessions d’une religieuse chez Flammarion 2008 414p 20€

 

 

   Avant-propos : « A l’heure où ces lignes seront publiées, j’aurai trouvé en Dieu une nouvelle naissance », écrivait Sœur Emmanuelle avant de quitter ce monde. Pendant près de 20 ans, Sœur Emmanuelle a rédigé un livre de mémoires, sur lequel elle travailla inlassablement, le reprenant, le corrigeant, l’amendant, afin qu’il exprime le plus exactement sa pensée, et ce jusqu’aux derniers mois de son existence.

« Les Confessions d’une religieuse » sont le livre le plus important qu’elle ait écrit : le premier, car elle l’a débuté avant tous les autres, alors même qu’elle était encore en Egypte ; et aussi le dernier parce qu’elle l’a voulu posthume, afin de dire des choses qu’elle n’avait jamais dites auparavant, par pudeur naturellement, mais aussi par souci de rester libre.

Biographie : (16 nov. 1908 – 20 oct. 2008) Femme de cœur et d’action, Madeleine Cinquin, dite Sœur Emmanuelle, s’est fait connaître en s’installant au Caire pour s’occuper de chiffonniers d’un bidonville. A 20 ans, la jeune Belge décide de rentrer au couvent et prononce ses vœux trois ans plus tard dans la congrégation de Notre-Dame-de-Sion. Son dévouement insatiable l’amène à devenir professeur de lettres et de philosophie en Egypte, Turquie et Tunisie. C’est en 1971, à l’âge de la retraire, qu’elle arrive enfin à réaliser son vœu le plus cher : partager la vie des exclus. Elle œuvre sans répit dans la misère quotidienne jusqu’à fonder, alors qu’elle a 74 ans, une association baptisée « Association Sœur Emmanuelle » (ASMAE) pour professionnaliser ses actions et assurer sa relève. Celle-ci aide aujourd’hui plus de 60.000 enfants du monde entier. Par sa générosité et sa tolérance, Sœur Emmanuelle sait remporter le soutien de nombreuses personnalités. Elle n’a jamais hésité à médiatiser ses révoltes à la télévision, même si son franc-parler dérange quelquefois. Elle n’imaginait pas vivre la chrétienté autrement que dans l’action.

Du même auteur :

- Chiffonnière avec les chiffonniers, Les éditons ouvrières, 1977.

- La Foi des chiffonniers, Le Livre ouvert, Mesnil-Saint-Loup, 1988.

- Le Paradis, c’est les autres, entretiens avec Marlène Tuininga, Flammarion, 1995.

- Jésus tel que je le connais, en collaboration avec Marlène Tuininga, Desclée de Brouwer-Flammarion, 1996.

- Yalla, en avant les jeunes !, en collaboration avec Françoise Huart, Calmann-Lévy, 1997.

- Richesse de la pauvreté, en collaboration avec Philippe Asso, Flammarion, 2001.

- Vivre, à quoi ça sert ?, en collaboration avec Philippe Asso, Flammarion, 2004.

Le livre :

Le livre relate plusieurs cheminements. Tout d’abord, c’est le cheminement d’une étudiante qu’elle prolonge jusqu’à la cinquantaine, elle obtient progressivement, quand elle le peut, de nombreux diplômes et licences en tous genres (latin, grec, lettres, philosophie,…) qui en font une femme très cultivée. Elle avoue une attirance toute particulière pour Pascal et notamment ses Pensées. C’est aussi, par conséquent, une vie d’enseignante qu’elle oriente vers la compassion, la réflexion sur les inégalités, etc.

C’est un cheminement au gré de rencontres d’hommes et de femmes religieux, mais aussi de laïcs, qui l’ont enrichie et ont nourri ses réflexions et déterminé ses choix.

En parallèle, le cheminement d’une religieuse en quête de Dieu. Un besoin de dénuement, une démarche d’humilité et de partage avec les plus pauvres pour pouvoir atteindre ce plus grand Amour.

C’est aussi un chemin de lutte, c’était une femme toute de feu, brûlant parfois tout sur son passage, avec une détermination inébranlable vers le but qu’elle avait décidé d’atteindre. Il faut inévitablement parler du bidonville du Caire vivant sur un immense tas d’ordures que la population exploite afin de survivre. Elle va amener grâce à des efforts inimaginables et une ténacité étonnante pendant plusieurs années, la recherche de financement (qu’elle avoue être la partie presque la plus facile) et en partageant la vie de ces pauvres à la construction d’une usine de compostage, à la scolarisation des enfants, à l’hygiène et à l’accès aux soins de santé, à l’émancipation des femmes en leur trouvant un travail, à la lutte contre la violence, l’alcoolisme, la prostitution et finalement à la dignité de ces personnes. C’est une aventure incroyable : « L’humanité monte en cordée. Celui qui est découragé, ne s’immobilise pourtant pas mais s’efforce d’avancer, tire et aide à monter bien d’autres avec lui ».

Mais ce qui m’a le plus touché, c’est le cheminement avant tout d’un être humain, une femme, avec de nombreux défauts, qu’elle confesse en toute simplicité et c’est un formidable message d’espoir pour tous : « J’étais obnubilée par le combat acharné contre mes défauts et comptais souvent sur mes propres efforts. Ce combat était dès lors perdu d’avance : on ne change pas de peau ! Je devais moins m’attarder sur moi-même pour me regarder, mais me raccrocher davantage à la miséricorde infinie de Dieu qui m’aime telle que je suis et me transforme dans cette relation d’amour. En un mot, compter sur Dieu et non sur moi » _ « Sentir n’est jamais mauvais, ma petite sœur, c’est consentir qui l’est » _ « Pour m’éviter tout orgueil, il m’a été mis une écharde dans ma chair… Trois fois, j’ai prié le Seigneur de l’écarter, mais il m’a déclaré : ma grâce te suffit, ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse. Je reste en effet persuadée que ce qu’on nomme « les péchés de chair » sont les moins graves aux yeux de Dieu » _ « Je veux, une dernière fois, confesser la foi en l’homme et la foi en Dieu qui ont soulevé toute ma vie. ».

C’est un livre facile à lire. J’ai été profondément touché par les premiers chapitres qui racontent sa vie d’enfant, d’adolescente, sa vie de religieuse, jusqu’au partage de sa vie avec les chiffonniers du Caire. Ce sont, pour moi, des réflexions humaines de doute, de choix, de parcours personnel, du besoin de donner un sens à sa vie, de partage, d’humilité,… Des réflexions qui peuvent être déconnectées de la religion et qui peuvent donc résonner en chacun d’entre nous et surtout que la quête du bien-être (le plus grand Amour) s’obtient par l’effort, le travail sur soi, le détournement de soi vers les autres, le don plus que l’envie, en un mot un formidable message d’espoir pour l’humanité.

Michèle nous présente L’origine de la violence de Fabrice Imbert Prix Orange 2009 Prix Renaudot Poche 2010 343p 6€95

 

 

  

   L'histoire : Lors d’un voyage scolaire en Allemagne, un jeune professeur découvre au camp de concentration de Buchenwald la photographie d’un détenu dont la ressemblance avec son propre père, Adrien, le stupéfie et ne cesse de l’obséder. Ce prisonnier David Wagner, est en fait son véritable grand-père. Peu à peu se met en place l’autre famille, la branche cassée, celle dont personne chez les Fabre n’évoque l’existence… Au cours de sa quête, le jeune homme comprend qu’en remontant à l’origine de la violence, c’est sa propre violence qu’on finit par rencontrer…Et c’est le destin croisé de ces deux familles, deux générations plus tôt, que l’auteur découvre au fur et à mesure que se poursuit son enquête. Lorsque l’ambitieux David Wagner rencontre le riche Marcel Fabre et sa femme Virginie, il tombe amoureux de Virginie et scelle à jamais son destin. L’auteur apprend par son grand-père Fabre, les terribles conséquences que la liaison entre David et Virginie entraîna, outre la naissance d’un « bâtard » -Adrien-, David sera déporté sur dénonciation du beau-père de Virginie, en 1941, bien avant les rafles de 42, histoire de se débarrasser d’un juif qui prétend déshonorer les Fabre, une famille de riches notables. Au cours de sa quête à travers la France et l’Allemagne, dans la nouvelle vie qu’il tâche d’inventer avec une Allemande qu’il vient de rencontrer, le jeune homme se rend compte qu’on ne se débarrasse pas si facilement du passé – ni du sien, ni de celui de sa famille.

Un livre salué par la critique mais écrit dans un style inégal, parfois tellement banal qu’il en devient navrant, malgré ses ambitions.

Isabelle a lu La voleuse de livres de Markus Zusak auteur Australien traduit de l’anglais paru chez Ed.OH !2007 19€90 528p

 

  

   Quand la mort vous raconte une histoire, vous avez tout intérêt à l’écouter. Une histoire émouvante où il est question « d’une fillette, de mots, d’un accordéoniste, d’Allemands fanatiques, d’un boxeur juif, et d’un certain nombre de vols». Une histoire racontée par un personnage peu commun : la Mort. Une narratrice dotée d’un humour noir, sarcastique, mais compatissante aussi. Témoin de la folie des hommes, tout lui semble perdu d’avance, sauf quand se distinguent des Allemands qui n’obéissent pas aux règles et des enfants rebelles.

L’histoire : Allemagne, 1939. La Mort est déjà à l’œuvre. Liesel Meminger et son jeune frère sont envoyés par leur mère dans une famille d’adoption, à l’abri, en dehors de Munich : le père de Liesel, communiste,  a été emprisonné, et Liesel a vu la peur d’un destin semblable se dessiner dans les yeux de sa mère. Sur la route, la Mort rôde autour des enfants, réussit à s’emparer du petit garçon mais c’est la petite fille qu’elle veut. Ce sera la première d’une longue série d’approches. Durant l’enterrement de son petit frère, Liesel ramasse un objet singulier pour elle quine sait pas lire, un livre, « Le Manuel du Fossoyeur », dont elle pressent qu’il sera son bien le plus précieux, peut-être sa protection. Commence alors entre elle et les mots une étrange histoire d’amour. Poussée par un incoercible besoin de comprendre ce qui se passe autour d’elle, Liesel, avec l’aide de Hans, son père adoptif, décide d’apprendre à lire. A mesure que l’histoire avance, la Mort s’empare de nombreuses vies mais Liesel et ses livres continuent à lui échapper.

L’auteur : Markus Zusak, 30 ans, est l’auteur de plusieurs livres, tous primés. The Guardian écrit « Déconcertant, intriguant, triomphant et tragique, c’est un roman à vous couper le souffle. »

Isabelle présente également Bouquiner de Annie François au Seuil 2000 198p 13€50

 

  

    Dis-moi comment tu lis, je te dirai qui tu es. Tel est le petit jeu, apparemment anodin, auquel se livre Anne François. Car le plaisir de lire est un plaisir sensuel autant qu’intellectuel. Des simples habitudes de lecture aux tics dans lesquels chacun se reconnaîtra, le bonheur de « bouquiner » est magnifiquement mis en lumière par une bibliovore passionnée, espiègle et tendre. Cette « autobibliographie » a été écrite par une auteure, « sans diplômes, sans titres, sans tambour ni trompette, » qui a passé trente années de sa vie professionnelle à lire dans diverses maisons d’édition. Une passion du livre qu’elle nous donne à partager, dans un présent éternel alors qu’elle nous a quittés en juin 2009. Annie François lit au lit, dans le métro, en marchant, seule à une table de restaurant, partout, sans cesse. Pour son travail, elle corrige, retranche, annote. Pour son plaisir, elle accumule, prête, emprunte, entasse, fait des piles, les renverse, pioche sans ordre ou lit l’intégrale d’un auteur aimé ou découvert par hasard, « un butinage effréné, entrecoupé de périodes monomaniaques ».

Le bouquin est au centre de ce volume extraordinaire, mais aussi ses rituels de lecture et de rangement, de prêt et de dons, le livre qui accompagne la vie professionnelle et les vacances. L’auteure dit comment elle offre des livres, avoue sa peur d’entrer dans une librairie, à la mesure du danger et de l’envie : « je n’y vais que lorsque j’ai un livre en tête. Même dans ce cas, je ressors avec au moins 3 livres. Sinon, comme le boulimique évite la devanture des pâtisseries, je me détourne de la vitrine des librairies pour éviter des fringales d’entraînement, les achats compulsifs qui ne feraient qu’augmenter l’immense pile d’attente qui vacille près du lit. »

Bouquiner est un livre magique, stimulant, un de ces bouquin avec lequel on fait corps, dans lequel on se reconnaît trop bien, que l’on aime lire et relire, offrir, recommander.

Question d’Arlette : quelqu’un parmi nous a-t-il (elle) lu Pourquoi lire ? l’essai de Charles Dantzig ? Il serait amusant de faire la comparaison entre les deux ouvrages. Dantzig procède par élimination, en soumettant la lecture à la question. Lit-on pour soi, pour les titres, pour le vice, ou pour la jouissance ?...Par amour, par haine (« celle des écrivains jaloux de leurs confrères et des critiques jaloux de tout le monde ») ? En avion, à la plage, à voix haute ?... Je ne saurais aller plus loin, car n’ayant lu ni l’un ni l’autre, je ne peux émettre une opinion. Peut-être qu’Isabelle fera un compte rendu du bouquin de Dantzig une prochaine fois.

Isabelle, la dévoreuse, nous présente sa 3ème lecture du mois La Terre des Mensonges de Anne B. Ragde Balland traduit du Norvégien 2009 370p 22€90

 

 

     L’histoire : après la mort de leur mère, trois frères que tout sépare se retrouvent dans la ferme familiale. Tor, l’ainé, se consacre à l’élevage de porcs, Margido dirige une entreprise de pompes funèbres et Erlend est décorateur de vitrines à Copenhague. Les retrouvailles s’annoncent mouvementées : la tension atteint son paroxysme lorsque la question de l’héritage amène le père de famille à révéler un terrible secret.

Ce roman est le premier d’une trilogie : le décor est planté, les portraits psychologiques des 3 frères sont passionnants. Toutefois, en réalité, à part la mort de la mère et les retrouvailles des garçons, il ne se passe rien de particulier dans ce roman ! C’est là le tour de force de l’auteure.

Le style : elle a su captiver le lecteur par son style, sa manière de décrire les situations, son sens du détail (mais pas trop), son sens du suspens aussi. Par une subtilité d’écriture dans les passages d’un personnage à un autre, l’auteur multiplie les points de vue et il faut parfois quelques secondes pour déterminer si le IL dont il est question est Margido, Erlend ou Tor

Voici un livre dans lequel vous trouverez :

Des cochons, beaucoup de cochons !

Un croque mort qui rêve de sauna,

Une licorne de verre,

Une moitié de dentier perdu,

Des peupliers témoins d’une époque,

Une jeune fille dont le cœur bat la chamade avant un rendez-vous amoureux,

Et beaucoup d’autres choses encore qui font de cette histoire un roman plein de charme et de tendresse.

La trilogie se poursuit par La ferme des Neshov et L’héritage impossible . A suivre donc cette auteure norvégienne traduite dans 15 langues, primée en Norvège, adaptée au théâtre et à l’écran.

Corinne nous dévoile son premier coup de cœur L’Italie si j’y suis de Philippe Fusaro La fosse aux ours 2010 174p 16

 

 

   L’histoire : Partir, fuir, réapprendre à vivre, loin. Une seule destination possible : l’Italie, le pays qui lui coule dans les veines sans savoir pourquoi. C’est l’été –il déteste l’été-, Sandro quitte sa femme et la France, part à l’aventure à bord d’une Alfa Romeo Guilietta Spider. Il se bâtit un personnage de fiction, chaussures blanches à la Bryan Ferry, lunettes noires à la Marcello Mastroianni. Il chante l’Italie de Christophe, pleure sur Lou Reed, songe à Ingrid Bergman et Monica Vitti, avale le temps et les kilomètres, dévore l’Italie toute entière, du cappuccino aux films de Rossellini, dont le mythique Voyage en Italie.

Du Nord au sud, de Turin à Palerme, il se défait de ses souvenirs douloureux. Perdu dans des villes dont les noms résonnent comme des poèmes ou des séquences de cinéma, Sandro admet son impuissance, met en sourdine ses échecs. L’Itaie, cette croqueuse d’histoires tristes, devient remède à l’amour. Son fils, Marino, qu’il a embarqué dans ce périple, le rappelle au monde, lui donne des leçons de tendresse. Comme le père, le gamin s’est construit un personnage de fiction, panoplie de chercheur d’étoiles, tenue incongrue de cosmonaute à le Youri Gagarine. Père et fils sont dans le même bateau, une solitude amère. Ils font route vers le Stromboli, son volcan furieux, ses plages noires, ses cendres d’où, parfois, renaissent des espoirs…

L’auteur : Fils d’immigrés des Pouilles, Philippe Fusaro a, comme son héros, l’Italie dans le sang. Il déjoue ici tous les clichés, ceux du roman d’amour, de la road-story, de la dolce vita. Il oscille avec un bel humour entre mélancolie et sensualité, rock et ciné, tubes et images, au fil d’un roman qui est comme une sérénade, une déclaration d’amour, à l’Italie.

Corinne présente son autre coup de cœur Sur les chemins de Ste Victoire de Jacqueline de Romilly Ed de Fallois 2002 188p 20€

 

 

   Jacqueline de Romilly habitait Le Tholonet et de sa maison elle avait une vue privilégiée de la Ste Victoire. Elle a l’art de nous faire partager sa passion. Les collines sont sur son domaine et elle dit « Je ne suis heureuse que là, et par elles ». Elle les connait par cœur tous ces chemins car elle les a arpentés au fil des années et elle en sait tout. Ayant perdu la vue mais toujours pleine de sa Montagne, elle a conservé un optimisme intact qui est une leçon : « La solitude, on peut aussi l’appeler liberté, il faut seulement, comme pour la liberté en général, savoir la vivre ou en vivre. »

Décédée le 18 décembre 2010 elle disait d’elle-même ne pas avoir eu la vie qu’elle souhaitait :

« Avoir été juive sous l’Occupation, finir seule, presque qu’aveugle, sans enfants et sans famille, est-ce vraiment sensationnel ? Mais ma vie de professeur a été, d’un bout à l’autre, celle que je souhaitais. »

Annie a aimé Terre des oublis de Duong Thu Huong traduit du vietnamien Sabine Wespieser 2006 29€  794p

 

 

    L’histoire : Alors qu’elle rentre d’une journée en forêt, Miên, une jeune femme du Hameau de la Montagne, situé en plein cœur du vietnam, se heurte un attroupement : l’homme qu’elle avait épousé 14 ans auparavant, dont la mort comme héros et martyr avait été annoncée depuis longtemps déjà, est revenu. Miên est remariée à un riche propriétaire terrien, Hoan, qu’elle aime et avec qui elle a un enfant. Bôn, le vétéran communiste, réclame sa femme. Sous la pression de la communauté, Miên, convaincue que là est son devoir, se résout à aller vivre avec son premier mari.

Ce livre est un hymne à la liberté, mais également un pamphlet violent contre la guerre, qu’elle soit passée ou à venir. Au début, il est difficile de s’immerger dans une culture complètement inconnue où le devoir se place devant la liberté et le choix. Si vous êtes femme, vous vous insurgez contre la tradition imposée par la communauté et vous vous révoltez en lieu et place de Miên qui, elle, se soumet. Elle tente désespérément de se réhabituer à un homme épousé très jeune, physiquement détruit par des années de combats et d’errance dans la jungle, mû par une seule obsession, engendrer un fils. La jeune femme, nuit après nuit, vit un calvaire. Elle ne peut pas oublier Hoan qui, résigné, a fui vers la ville où, malgré ses succès commerciaux, vit un enfer. Puis vous vous attachez à la vie de ce petit hameau ; mais la description bucolique laisse place à la guerre qui explose dans l’esprit des survivants comme Bôn, devenu égoïste et malade, pitoyable et pauvre. Comme antithèse, l’auteure crée le personnage de Hoan, trop gentil, trop poli, trop parfait qu’il en est presque irréel. Miên est belle, fière et peureuse, pathétique, perdue entre les traditions et l’amour. Et puis il y a l’héritage, l’enfant… Personne n’est parfait, la guerre n’a pas son pareil pour gâcher des vies.

Plongeant dans le passé de ces trois innocentes victimes, éclairant leurs destinées individuelles par l’évocation d’une société pétrie de principes moraux et politiques, convoquant leur quotidien dans une somptueuse description de sons, d’odeurs, et de couleurs, Duong Thu Huong donne véritablement corps à son pays.

Terre des oublis, grand roman de l’après-guerre du Vietnam, est un livre magistral. A lire absolument sans craindre l’indigestion d’un pavé de 800 pages.

L’auteure : Duong Thu Huong est née en 1947 au Vietnam. Militante, elle n’a cessé de défendre vigoureusement ses engagements démocratiques, au point d’être exclue du parti communiste en 1990, avant d’être arrêtée et emprisonnée sans procès. Aujourd’hui, elle vit en résidence surveillée à Hanoï. Son œuvre est publiée dans le monde entier : Terre des oublis est son 6ème livre publié en français.

Chantal nous présente Black Gloves Sur les traces d’Ulysse de Lucien Vassal Tacussel 2010 230p 14€

 

 

 

    Ce polar met en scène un archéologue, spécialiste de la Grèce Antique, devant remettre une pièce rare au Musée National d’Olympie et une mystérieuse jeune femme, Maria, au cours d’une croisière en Méditerranée « Sur les pas d’Ulysse ».

Chacune des étapes du voyage nous renvoie à l’errance d’Ulysse mais aussi aux errances de Maria, aux interrogations qu’elle suscite. La clé de l’énigme sera découverte à la fin du périple, à l’arrivée à Marseille.

Un moment de détente, sans plus.

Après le compte rendu touffu, et j’espère exhaustif, de cette soirée lecture, je ne me souviens plus si j’ai moi-même présenté un livre !!!!!!!!!!

 

Bref, nous avons terminé notre réunion en trinquant au Champagne autour de galettes, toutes meilleures les unes que les autres, dans la bonne humeur et le plaisir d’avoir partagé de bons moments de lecture.

Merci encore à Chantal et Pierre pour leur hospitalité.

Prêts de livres (je n’ai pas suivi tous les échanges) : un conseil, faites vous-mêmes les fiches de vos livres.

Isabelle : Terre des oublis (Arlette) ; Sœur Emmanuelle (Mireille)

Annie : Purge (Corinne)

Arlette : L’origine de la violence (Michèle)

Michèle : Bouquiner (Isabelle)

Je rappelle : Yvonne Le mec de la tombe d’à côté (Maryline) à mettre dans ma boîte aux lettres si tune viens pas à la prochaine réunion. Merci.

Prochaine réunion Vendredi 4 février à 18H30 chez Edmée qui apprécierait vivement de connaître le nombre de participants.

A vendredi

Toutes mes amitiés

Arlette

Soirée/lectures de Juillet 2010

COMPTE RENDU DE LA REUNION DU CLUB DU LIVRE DU 2 JUILLET 2010

 

 L’ordre du jour a d’abord été consacré à La Journée du Livre. Les différentes tâches ont été distribuées . Ainsi les 2 Arbres à Mots seront disposés l’un à l’Accueil de l’APLC, l’autre devant la maison de Marie-Antoinette. Tout le monde a écrit les dictons, les maximes, les proverbes, la plupart sur les femmes. Edmée nous a lu des dictons provençaux qu’elle a traduit.

La distribution des affiches et des programmes sera organisée par Henri avec la participation de volontaires qui se répartiront les secteurs.

La balade de poneys pour les enfants sera organisée par Chantal.

Les repas des exposants seront préparés par un traiteur d’Ansouis trouvé par Chantal. Le Café Dol préparera des assiettes pour les visiteurs si possible…

 

Marie-Antoinette Vayssettes présente son coup-de-cœur

 

 

 

 

 

 

Le Silence des Livres

De Georges Steiner Diffusion Seuil 13 euros traduit et paru dans larevue Esprit en 2005

Suivi de « Ce vice impuni » de M.Crépu

Voici une remarquable diatribe sur l’avenir du livre, la lecture fruit de l’écriture demeure irremplaçable. Le CD, le portable, les SMS, les e-mails ne remplaceront jamais l’émotion, la réflexion suscitées par la présence en main d’un livre lu en silence pénétrant l’esprit, le cœur, éveillant la conscience. Ne nous laissons pas dévorer par la société du spectacle (G.Debord).

Antigone vit toujours dans le cœur des rebelles, le petit Marcel, à la Recherche, au fond de son jardin lit, salue sa famille et retourne à son livre. Son œuvre « A la recherche du Temps perdu » prend aujourd’hui toute sa valeur. Les manuscrits de la Mer Morte à Qumrân nous livrent des textes de 700 ans avant Jésus-Christ du prophète Isaïe qui ont préfacé la Torah. Catulle, ce poète latin (87 av JC) demandait : « Cui domo lepidumnovum libellum ? » (Le don d’un nouveau livre est-il léger ?)

Georges Steiner souligne la permanence sans cesse menacée et la fragilité de l’écrit en s’intéressant paradoxalement à eux qui ont voulu -ou veulent- la fin du livre. Son éblouissante approhe de la lecture va de pair ici avec une critique radicale des nouvelles formes d’illusion, d’intolérance et de barbarie produies au sein d’une société dite éclairée.

Cette fragilité, répond Michel Crépu, ne renvoie-t-elle pas à un sens intime de la finitude que nous apprend pécisément l’expérience de la lecture ? Cette si étrange et douce tristesse qui est au fond de tous les livres comme une lumière d’ombre.

Notre époque est en train de l’oublier. Jamais les vrais livres n’ont été aussi silencieux

 

 

Geneviève Chaignot nous a présenté

 

 

 

 

 

 

                      Allegra de Françoise Mallet-Joris Grasset 1976

 

Allegra raconte l’histoire d’une famille sous la domination des femmes d’origine corse et qui sont des mères. Allegra Santoni- la grand’mère qui tente de mener la famille dans la bonne voie ; Vanessa sa fille, épouse d’un médecin et mère à son tour de 3 filles : Paule, Josée et Allegra. Cette dernière, esthéticienne chez sa sœur ainée Paule, mariée récemment donne tout son amour à un enfant muet et arriéré, né d’un inceste, nommé Rachid. Son mari devient jaloux de ces 2 êtres qui s’entendent si bien. Enceinte, Allegra repousse sa grossesse qu’elle n’a pas vraiment voulue. Elle se fera avorter et en mourra.

Ce roman de femmes, où les hommes ne tiennent que des rôles secondaires, excelle par ses analyses psychologiques de l’âme féminine. Allegra la grand-mère et Vanessa la mère dirigent la famille mais refusent l’émancipation des filles de cette famille.

Allegra constitue l’histoire d’une tentative de libération d’une jeune femme emprisonnée par le conformisme et les traditions familiales. Alors qu’elle vient de se marier, on lui prédit un avenir à son image, calme et souriant. Il suffira d’un gosse de 4 ans, arabe, muet, abandonné des jours entiers dans la cour de son immeuble pour changer son existence. Entre cet enfant qui se tait et cette femme qui se cherche nait une passion merveilleuse ; leurs après-midis sont des aveux, leurs promenades des chansons et des aventures. Ils demeurent hors du monde, autour d’eux pourtant tout s’écroule et change.

L’émancipation de la femme est sans aucun doute le thème principal du roman-la femme soi-disant la plus soumise est aussi la plus indépendante. Elle est la femme-mère qui se propose de guérir et sauver par son amour un enfant handicapé qui n’est pas le sien et…arabe ! en refusant de donner la vie elle-même, elle se détruit elle-même et préserve cet amour de toute souillure.

Cette œuvre dense a fixé quelque chose de plus qu’une histoire : le désarroi d’une société à la dérive dont Allegra et les siens sont les saisissants reflets.

 

Philippe nous a présenté

 

 

 

 

 

 

 

    Indian Creek de Pete Fromm « Un hiver au cœur des Rocheuses »

     Ed. Gallmeister 272p - 22,90euros

 

« Après le départ des gardes, la tente quenous avions dressée me paru encore plus petite. Je me tenais devant elle, et un frisson que je croyais dû à une bourrasque me parcourut le cou. Allais-je vraiment vivre là-dedans désormais ? Seul, durant tout un hiver ? Je jetai un coup d’œil vers la rivière sinueuse, entre les parois sombres et accidentées du canyon qui découpaient déjà le soleil de ce milieu d’après-midi. Il n’y avait rien au-delà de ces murs de pierre et de verdure, si ce n’est les étendues sauvages d la Selway-Bitterroot, à l’infini. J’étais seul, au cœur même de la solitude. »

Ainsi débute le long hiver que Pete Fromm s’apprête à vivre seul au cœur des Montagnes Rocheuses, et dont il nous livre un témoignage drôle et sincère, véritable hymne aux grands espaces sauvages. Indian Creek est un passionnant récit d’aventures et d’apprentissage, d’une drôlerie irrésistible et d’un réalisme cruel. L’écriture, modeste et vivante, avance au rythme du marcheur, les yeux levés vers le ciel, les pieds enfoncés dans la neige épaisse. Ce classique contemporain a établi Pete Fromm comme une des grandes voix de l’Ouest qui, loin de vouloir en faire un manifeste ni même une leçon à la façon du Walden de Thoreau, nous relate son épopée d’une manière extrêmement claire et sincère. Un bon livre.

 

Arlette nous a présenté

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    Les Elles de l’Islam Bleu de Nora Mekmouche-Catherine Meyer-Samiha Dr

                                               Cris écrits 2005 168p 15 euros

 

 

Un livre à écouter, car 15 femmes ont choisi de se raconter, 15 femmes d’aujourd’hui, de tous âges, et qui entretiennent chacune un lien particulier avec l’islam. Elles évoquent leurs origines, leur parcours, les relations fortes qu’elles entretiennent avec leur milieu familial. La plupart sont nées en Algérie et vivent en France depuis longtemps. Aujourd’hui toutes vivent à Marseille. Elles ont accepté de livrer une parole personnelle, de dire leur vie car elles ont besoin d’être écoutées à un moment où l’histoire de notre société française multiraciale s’édicte en lois. Pour ou contre le port du voile, pour ou contre la burka, sont autant de sujets qui stigmatisent leur différence et les débats animés autour des mots « femme » « islam » « France » les enferment dans des clichés qui les condamnent toutes.

 

C’est aussi un livre à regarder car elles ont dévoilé leur intimité devant le regard de la photographe Catherine Meyer ou celui de la dessinatrice Samiha Driss. Ce rapport à l’image est problématique puisque l’islam interdit la représentation figurative. D’où l’utilisation du flou en photo, certaines se montrent de dos, d’autres n’offrent à l’objectif qu’une partie du visage, mais l’ensemble mène à la construction du récit de chacune, selon ses convictions.

 

Dans tous ces récits la même réflexion s’impose : elles s’accordent à souligner que les hommes musulmans se servent de la religion pour revenir à un machisme traditionnel qui autorise et surtout légalise l’enfermement de la femme. Toutes racontent leur soif de connaissance, de savoir : par exemple Zéphora dit : « Je pense que pour la femme en islam, le problème le plus important est celui de la connaissance. On ne la laisse pas accéder à la connaissance pour ne pas qu’elle s’affirme ou se révolte ». Pour elles, ce n’est pas l’islam qui pose problème, mais ceux qui l’interprètent. Safia dit « on a un seul Coran, mais chacun le lit comme il veut. » Halima, la Comorienne confirme : « je ne supporte pas le pouvoir que les hommes s’octroient : chaque fois qu’ils veulent quelque chose, ils transforment la religion pour l’obtenir. Ils coupent les phrases du Coran pour mieux s’en servir. »

Elles sont unanimes pour affirmer que seule la connaissance du Coran peut leur apporter la liberté de vivre leur religion sans les contraintes de la tradition imposées par les pères, les frères et les maris.

Et il ressort que le problème du voile n’en est pas un : celles qui le portent le font par conviction, d’autres pensent qu’il symbolise la soumission, et Sonia dit qu’elle porte le voile sauf lorsqu’elle franchit les portes du lycée, car « elle ne veut pas se priver du savoir pour un voile » et elle respecte la loi française.

 

Voix de femmes, voix multiples et attachantes : toutes disent les espoirs, les combats, les revendications, et plus encore leur fragilité.

 

Pourquoi j’ai choisi ce livre ? pour son titre que j’ai aimé et qui m’a intriguée. Pourquoi l’Islam bleu ? Le symbole des 4 couleurs qui évoquent dans l’islam les 4 matières rouge=feu/jaune=air/vert=eau/bleu=terre, cad les terres de l’islam (la maison de l’islam dar al-islam) placées sous gouvernement musulman.

Et le bleu turquoise des mosaïques utilisées dans la décoration des mosquées, des madrasa (écoles coraniques) et des mausolées. On pense à La Mosquée Bleue d’Istambul, dans le Détroit du Bosphore, face à Sainte-Sophie.

 

Un beau livre.

 

 

A noter notre prochaine réunion du Club du Livre MARDI 3 AOUT A 19H AU PRESBYTERE

Soirée/lectures de mars 2010

 La 5ème séance du club du Livre s’est tenue le vendredi 5 mars 2010. L’hiver finissant, les températures seront désormais plus clémentes et la lumière du jour plus vivifiante. Dès lors nous pourront reprendre nos réunions à compter de 20h00 dans la grande salle du presbytère.

Lors de cette réunion, l’Association Diseurs d’Archives est venue nous présenter ses activités et projets de lectures en public. Une conférence "l'huile et l'olivier" par Line Gibert a déjà été organisée à La Tour d’Aigues le 27 mars. Beau concept qui allie l’histoire « sociale » des villages a une narration administrative vivante, à l’exemple de l’expérience menée par Jacqueline Ursch, Directrice des Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence :

 

 

« Les archives à voix haute »

Rencontrer, toucher d’autres publics, c’est l’expérience menée depuis 1999 en Haute-Provence, la

Lecture d’archives à voix haute, qui a commencé à se répandre dans d’autres départements, des villes

et même jusqu’en Guyane où elle rencontre forcément, beaucoup de succès.

Dire les archives, c’est rendre vivant le document d’archives, accessible à tous sans les premières

difficultés de l’apprentissage de la lecture des textes anciens ; c’est aussi retrouver le charme et la

saveur des mots surannés, redonner des couleurs à l’encre passée et au papier jauni. C’est donner

à comprendre une société à un moment précis de son histoire.

« Les Diseurs d’archives »

Les Diseurs d’archives constituent une équipe composée de comédiens professionnels, d’un

professeur de lettres et de l’archiviste. A géométrie variable, l’équipe accueille ponctuellement

d’autres partenaires, des stagiaires en archives, des élèves du cours d’art dramatique, des

musiciens, d’autres comédiens… Intermittents du spectacle ou vacataires occasionnels, ils sont

rémunérés pour leurs prestations. Les diseurs lisent presque toujours à partir des textes

manuscrits originaux (du moins leur reproduction) plutôt que leur transcription imprimée. C’est

un conditionnement de lecture, disent-ils, un parfum suggestif, une invite à trouver la voix, sinon du texte, du moins de l’époque.

 

Notre club ne manquera pas de saluer chacune de leurs interventions dans la région.

 

 

LIVRES PRESENTES au cours de cette soirée:

Nos membres ont pu lire :

 

Les Demoiselles de Provence De Patrick de Carolis. Editions Plon 2005;

433 pages. 21 €

 

 

 

 

 

Rèsumé présenté par Arlette Poirel :

 

 

La Provence du XIIIe siècle, pays de troubadours, est une terre très disputée. Mais à force de courage et de ténacité, Raimon Bérenger V en a fait un comté souverain. Son épouse, la séduisante Béatrice de Savoie, lui a donné quatre filles : Marguerite, Eléonore, Sancie et Béatrice, bercées par le chant des cigales. Leur beauté, leur éducation et leur vertu vont assurer à ces demoiselles les plus hautes destinées : par alliances, elles vont régner sur quatre des royaumes les plus convoités d’Europe. Malgré les ors et les fastes des cours royales elles vivront au rythme des guerres et des croisades qui ont déchiré leur temps. Leur destin respectif et leurs secrets les conduiront de la Provence à l’Angleterre en passant par la vallée du Rhin, Aigues-Mortes ou Naples, et même en Orient, de Tunis à la Terre Sainte…

Avis :

Livre captivant, dense, présentant au travail d’un récit romancé de nombreux manques et imprécisions historiques. Patrick de Carolis qui se dit fier d’être né à Arles, semble trouver plaisir à renouer avec l’histoire locale. Cependant le journaliste de l’émission " Des racines et des ailes ", connu pour avoir coécrit avec Bernadette Chirac « la Conversation » semble avoir « oublié » de citer certaines de ses sources dont l’ouvrage écrit par Thyde Monnier, auteur du roman « La ferme des quatre reines » paru aussi chez Plon en 1963.

 

Pour plus d’infos : Voir l’étude comparative effectuée par Jean-Yves Royer sur le site :

http://laicite.free.fr/doc/demoiselles2provence.pdf

Le plagiat est passible de poursuites et de bien des déceptions…. Si tel était le cas, ce livre de Patrick de Carolis serait à oublier.

 

 

 

 

 

 

La reine impénitente, Jeanne de Naples. De Marguerite Vivoli. Editions Cheminements 2005. 268 pages. 20,00 €

 

Résumé d’Annie Bouffet-Collard

Roman historique fort documenté et irréprochable qui permet de découvrir la vie de la célèbre Jeanne de Naples, connue en Provence sous le nom de La Reine Jeanne. Elle naquit vers 1326. Fille aînée du duc Charles de Calabre, fils héritier du roi Robert Ier de Sicile-Anjou, et de sa seconde épouse Marie de Valois, fille du prince capétien Charles III de Valois et nièce du roi de France Philippe IV le Bel, elle devint très tôt orpheline. La disparition prématurée de son père fait de Jeanne l'héritière de son aïeul. Lorsque ce même grand-père, le roi Robert, meurt en janvier 1344, Jeanne hérite du royaume de Naples. Mal préparée à une telle charge et afin de la libérer de la tutelle pontificale, son grand-père avait mis en place un conseil de régence avec la reine Sancia son épouse, le vice-chancelier Philippe de Cabassolle évêque de Cavaillon et le grand sénéchal de Provence Fillipo di Sanginetto. Elevée à la cour royale napolitaine, Jeanne vivra une enfance dorée et outrancièrement gâtée. Cette éducation ne la prépara pas à assurer une charge monarchique. Aussi tout au long d'un règne qui durera trente-neuf ans, elle gouverna d'une manière irresponsable. Elle se maria quatre fois. Une particularité qui contribua à sa notoriété. Dans les derniers temps de son existence, elle affronta Charles III de Duras, son neveu par alliance, qui lui disputa la royauté. Ce grand féodal napolitain finit par l'emporter en la faisant assassiner.

Question-Réponse: Si son nom est bien connu des provençaux, la vie de la reine Jeanne Ier de Naples, reste encore pleine de mystères; Pourquoi la figure historique de Jeanne reste t-elle attachée à la Provence ?

En réalité native de Naples, Jeanne n’arriva en Provence, via Marseille, qu’à 22 ans, le 20 janvier 1348. Elle y reçut un accueil chaleureux. Son action en faveur de la ville phocéenne la rendit très populaire. Elle jura d'observer les privilèges de la ville et reçut le serment de fidélité de ses habitants. En signant des lettres patentes qui unissaient la ville haute et la ville basse, elle en assurait l'unité administrative. Tandis qu’à Aix-en-Provence les barons de Provence lui manifestèrent clairement leur hostilité. Elle s’engagea alors sous serment à ne rien aliéner de la Provence et à réserver tous les emplois du Comté aux seuls provençaux. Elle atteindra Avignon le 15 mars. C’est là le but ultime de son voyage avec trois objectifs : Rencontrer le Pape Clément VI afin d’obtenir une dispense pour son mariage avec Louis de Tarente, recevoir l'absolution pour être disculpée du meurtre de son précédent mari André de Hongrie et de préparer la reconquête de son royaume. Le pape accordera les dispenses de parenté, nommera une commission pour examiner les accusations de participation à l'assassinat et en profitera pour lui acheter la ville d'Avignon pour 80 000 florins, ce qui sépara la cité papale de la Provence durant de longs siècles. Un mois après son retour à Naples, Jeanne violait ses promesses, créant de nombreuses haines et beaucoup de discordes au sein de la cour. Elle mourra assassinée étouffée sous des oreillers en 1382 à Muro Lucano. Elle ne revint jamais en Provence. Sa mort ouvrit une guerre de succession en Provence (1382-1386), dite guerre de l'Union d'Aix entre les partisans de Charles Duras et ceux de Louis Ier d'Anjou ; elle eut pour conséquences l'installation de la deuxième maison d'Anjou sur le comté de Provence et la dédition de Nice à la Savoie.

Les Ruines de la Future Maison d’Hélène Dassavray. Editeur: A Plus d’un Titre. Collection A Charge 2008 ; 118 pages, 12,50 €.

 

 

 

 

 

 

 

                     Petit livre original présenté par Marie-Antoinette Vayssettes.

 

L’auteure : Marie Ferreux a écrit son premier roman sous la plume d’Hélène Dassavray, sorte d’autobiographie quelque peu romancée.

L'histoire est celle d’une famille particulière ; elle se passe en Provence. Marie a habité Cucuron puis la Bastidonne. Elle a fondé à Pertuis le café littéraire Hakuna Matata. Aura également travaillé durant plusieurs années à la Librairie Mot à Mot qui en a d’ailleurs recommandé la lecture. Vous pouvez lire les poèmes d’Hélène Dassavray et suivre son actualité en allant sur son blog : http://helenedassavray.canalblog.com/archives/lecteurs/index.html

Résumé : Confession-dialogue qu'entretient cette femme avec un homme, par la pensée, une lettre ou après une nuit d'amour. Le lecteur devient un témoin indiscret et complice. A ce compagnon possible, elle lui conte son passé et cette transition vers un futur qu'elle espère. Sa vie est un parcours particulier. Avec sa famille, ses hommes et ses copines, ils forment tout un microcosme en marge des grandes routes bien tracées. Un môme qui s’appelle Tronche à bisous et des potes « déguisés en gardes du corps ». Voyage dans un autre monde, une autre façon de vivre, dans la fraîcheur d’un esprit ouvert, avec de la douceur mais aussi beaucoup de douleur.

Style : Marie-Antoinette reconnait n’avoir pas aimé le style de l’écriture, pas assez académique. Néanmoins elle a souhaité retenir ce témoignage de femme, de jeunes ayant choisi de venir vivre autrement dans le Sud. Est-ce par idéal ou tout simplement par un non choix ? Les mots et expressions, comme Cakou pour un frimeur ou le crone pour le crédit avec une succession de con … amènent le récit à la portée d’un public jeune moins exigent sur la subtilité stylistique. On y découvre aussi bien le rêve que les désillusions de ceux et celles qui vivent en marge de la société de consommation (tout en reconnaissant profiter du système des allocations et parfois de la vente de drogue) à l’exemple de certains amis de l’auteure, post-soixante-huitards, babas cool, zozos … confrontés à la réalité de l’éducation de leurs enfants, aux exigences de la vie, financièrement difficile, où l’alcool, le shit, permettent de supporter le temps qui passe, la solitude.

A retenir : Peu de récit publié à ce jour évoque l’accomplissement ou les désenchantements d’une telle existence. Certains seront devenus des bobos (Bohême-Bourgeois) d’autres comme Marie ou Hélène auront posé leurs bagages pour regarder le passé avec générosité.

 

 

 

 

 

Prochaine réunion : vendredi 9 avril 2010 à 20h00

Au Presbytère.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Soirée/lectures de Mai 2010

 

 

 

                                                   Jusqu'à ce que la mort nous unisse de Karine Giebel.


                                                   Editions Fleuve Noir (2009). 489 pages. 19 

 

Lu par Corinne Lefort

Histoire


Vincent, guide de montagne est un homme meurtri qui calme ses angoisses dans la solitude des Hautes Alpes et une existence égoïste et sans engagement.Jusqu'au jour où la mort frappe l'un de ses amis , l'obligeant à réagir. Si pour tous  ce fut un tragique accident, pour  le héros il s'agit d'un meurtre et que les vrais coupables doivent payer. Acceptant seulement d'être alors, aidé par une jeune recrue de la gendarmerie prénommée Servane (dont la sexualité est des plus complexe) il se lance dans une quête de vérité. Pour cette recherche de vérité il va devoir se confronter à ses propres démons et à la violence sous-jacente des hommes et politiques qui tiennent la région au creux de leurs mains.La vérité peut être fatale...

Biographie de l'auteur


Karine Giébel est née en 1971 dans le Var où elle vit toujours. Elle est notamment Fauteur de Terminus Elicius. Prix Marseillais du polar 2005, et lauréat du Prix SNCF du Polar en 2009. Certains de ses ouvrages sont en cours d'adaptation audiovisuelle.
 
 Critique 
 
Karine Giébel nous a habitué à des romains plus noirs avec une écriture plus cinglante. Il faut atteindre les pages 120 pages et plus pour commencer à trouver de l'intérêt  à l'histoire. Trop de phrases longues et des détails, pour l'intrigue,  inutiles. Bien sur les descriptions des paysages reflètent admirablement à la fois la beauté et la violence des scènes champêtres mais le style, qui se veut anglo-saxons, fait  trop la part belle aux fioritures. Un livre moyen pour une auteure en pleine renommée.
 
 En marge de nos lectures habituelles, nous avons donné la parole à l'un de nos adhérents, Jean-Claude Corbineau, pour qu'il nous présente son projet d'autobiographie. Il nous a retracé son parcours de jeunesse, ses études et ses rencontres fortuites qui l'ont conduit dans le monde du spectacle où il a été amené à croiser le chemins de grandes vedettes à propos desquelles il se plait à raconter  quelques anecdotes. Le travail d'écriture  n'étant pas terminé, nous attendrons la publication de cet ouvrage sous le titre « Sur la route des légendes : 20 ans sous les sixties ».
 
Un autre de nos adhérents, poète à ses heures, Franck D'Amato,  nous a lu un texte relatant un souvenir d'enfance assez poignant et tenace pour qu'aujourd'hui encore il en ressente un malaise.
 
Nous espérons que le concours de poésies de notre club saura retenir l'attention de nos membres et que le thème « Couleur femme » les inspirerons...Les inscriptions seront closes le 30 juin.
 
Nous signalons que Marie-Claude Char a répondu favorablement à notre invitation de la Journée du Livre du 8 août et sera donc notre Présidente.
 
Le Bureau.
 
 

Journée du livre de Grambois du 8 août 2009 ( suite )

Le 8 septembre 2009

 

 

Il y a juste un mois , la première fête du livre de Grambois  commençait .

L'équipe du Club du livre de Grambois commençait à souffler un peu, car tout se passait sans trop de problèmes. La suite de la journée allait confirmer la bonne impression de ce début de matinée.

Vous avez été nombreux à venir rencontrer les auteurs, éditeurs et libraires qui avaient répondus à notre invitation . Nombreux en effet, puisque plus de 1000 visiteurs sont venus à Grambois pour la fête du livre.

Cette journée a été réussie et nous devons remercier non seulement les animateurs du Club du livre de Grambois, mais aussi ceux qui nous ont apportés leur appui ou leur aide :

Le Maire et le conseil municipal de Grambois,

France-Bleu Vaucluse

Le Crédit Agricole et en particulier l'agence de la Tour d'Aigues

Les Distilleries de Provence-Pastis Bardouin

 Le journal La Provence et son correspondant local Alain Carle pour la couverture médiatique de l'évènement

Le Domaine Regarde-moi venir

La Cave coopérative de Grambois

 

Les photos qui suivent vous permettront de voir ou revoir  les moments marquants de cette journée :

        N.B.  En cliquant sur la photo , vous pouvez l'agrandir

Les exposants sont répartis sur les places du village :

 

 

 

A la fin de ce billet , vous pouvez retrouver les sites internet des exposants

 

         A 11h00 Andrée Maureau donne une conférence sur la cuisine et montre comment utiliser les épluchures !!!!!!!

 

 

 

           A 12h15 apéritif sur la place de la Mairie

 

 

12h30  :  pause déjeuner ( sauf pour les animateurs )

 

Cliquez ci-dessous sur : lire la suite

 

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