HUMEUR, AMOUR, HUMOUR

 

 

FETE DES MERES

 

Je t'ai cherchée haut dans le ciel

où courent les nuages

et poursuivis, et poursuivants ......


Je t'ai cherchée dans la montagne

où chantent les grillons

et la source furtive ....


je t'ai cherchée au creux des vagues

où guette la murène

et frémissent les algues ...


Je t'ai cherchée parmi les hommes

qui rient, et puis qui pleurent

comme dans le bonheur ...


J'ai marché, j'ai couru

j'ai chanté, j'ai révé

et ne t'ai point trouvée ...

 maman

Jeannine Fédèle

 

 UN MATIN DANS LE PERCHE

 

 

 A l'aube, un coucou, coquin, curieux, a questionné :" Qui dort encore ici ? "

La maison soupire, un papillon de nuit demande l'hospitalité, un chuchotement dans la

 poûtre faîtière dit la nostalgie de l'arbre. Il est peut être temps de se tenir debout, et

d'aller saluer la patience du jardin.....

J'aime  ces longs ciels parallèles qui enlacent les trois bouleaux, et la haute échappée des

 peupliers qui pointe vers le sud comme un soc de navire hauturier.....

Les blés sont coupés, mais , persiste au dessus des chaûmes la mémoire de leurs

 frémissements contraires. Au loin, contre une ligne sombre de forêts, un toit de tôle

 offense l'harmonie, mais l'armée des maïs s'apprète à l'effacer.

Derrière les haies mélées qui cachent la maison, un tracteur passe sur la route rétive ...  

Il repassera ....mais quand ? chargé d'une estive cargaison.....

Allons, il me faut quitter un peu de cet enchantement, et d'une main réconciliée avec le

 jour, aller faire frémir l'eau de la première tasse de thé.

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